Le pétrole recule à New York

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Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a perdu 43 cents pour clôturer à 56,74 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

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Agence France-Presse
New York

Le pétrole coté à New York et à Londres a terminé en baisse vendredi, sous l'effet d'une forte hausse hebdomadaire du nombre de puits de pétrole actifs aux États-Unis, signe d'une progression à venir de la production de brut.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a perdu 43 cents pour clôturer à 56,74 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a reculé de 26 cents pour finir à 63,52 dollars.

Le nombre de puits de pétrole actifs dans le pays a progressé de 9, selon le dernier décompte hebdomadaire de la société Baker Hughes, rattrapant ainsi la baisse marquée observée la semaine précédente (-8 puits).

«C'est une progression substantielle et un renversement de la tendance que l'on observe depuis plusieurs semaines», a commenté James Williams de WTRG.

«On peut s'attendre à ce que le mouvement perdure au moins jusqu'à la fin-janvier. Les prix du pétrole montent depuis plusieurs mois et l'activité des puits met en général 2 à 3 mois pour répondre à cette hausse de prix», a ajouté le spécialiste.

Le prix du baril de brut a atteint lundi 57,35 dollars à la clôture, un plus haut depuis le 1er juillet 2015.

Un prix du pétrole à ce niveau pourrait continuer à soutenir l'activité américaine alors que les États-Unis ont produit, selon le dernier bilan hebdomadaire du département américain de l'Énergie publié cette semaine, un record de 9,62 millions de barils par jour.

Tensions entre Ryad et Téhéran

Les investisseurs continuaient par ailleurs à suivre la montée de tensions au Moyen-Orient et le risque d'escalade militaire entre l'Arabie saoudite et l'Iran.

Le chef libanais du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé vendredi l'Arabie saoudite de «détenir» le premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri et d'avoir demandé à Israël, l'ennemi juré du mouvement chiite, de frapper le Liban.

À l'origine de ces tensions, les rebelles houthis ont tiré samedi un missile vers l'aéroport de la capitale saoudienne, et, après l'avoir intercepté, les Saoudiens ont accusé les Iraniens de leur avoir fourni cette arme.

«Le fait qu'il (le prince saoudien Mohammed Ben Salmane) ait demandé à ses ressortissants de quitter le Liban fait craindre une riposte contre le Hezbollah», allié de l'Iran, a estimé Phil Flynn de Price Futures Group.

«Les événements de cette semaine ont montré que ce n'est pas seulement la stratégie de l'Arabie saoudite concernant sa production qui joue sur les prix du pétrole mais également sa politique intérieure et étrangère», a observé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

Concernant sa production, les investisseurs continuaient à anticiper un prolongement de l'accord de réduction de la production pétrolière entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP, dont Ryad est le chef de file) et ses alliés, dont la Russie.

L'accord, prévu pour le moment jusqu'en mars 2018, prévoit de réduire la production de brut pour rééquilibrer l'offre et la demande et faire remonter des prix.

Sa prolongation devrait être au menu des discussions lors d'une série de réunions à Vienne le 30 novembre.




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