L'Arabie saoudite propulse le pétrole américain au-dessus de 50 $

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Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, a progressé de 1,34 dollar, pour clôturer à 50,92 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
New York

Le pétrole coté à New York a terminé en nette hausse mardi, les investisseurs misant sur un rééquilibrage du marché après l'engagement de l'Arabie saoudite à réduire ses exportations en novembre.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a progressé de 1,34 dollar, pour clôturer à 50,92 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le marché anticipe un rééquilibrage du marché grâce à une baisse de l'offre après les déclarations de l'Arabie saoudite d'exporter moins aux États-Unis», a réagi Bart Melek de TD Securities.

Ryad s'est engagée à réduire ses exportations de pétrole pour le mois de novembre «de 560 000 barils à 7,15 millions de barils par jour», selon les analystes de Commerzbank.

Cette annonce est intervenue alors que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d'autres producteurs, dont la Russie, sont engagés dans un accord de limitation de la production qui court jusqu'à mars 2018 et vise à rééquilibrer le marché mondial.

Une prolongation de cet accord est en discussion actuellement.

La prochaine réunion de l'OPEP est prévue pour la fin du mois de novembre à Vienne.

«L'année a été complexe pour l'OPEP, notamment à cause de la hausse de près de 10% de la production de pétrole de schiste aux États-Unis alors même que le cartel essayait de réduire l'offre et de faire remonter les prix», a rappelé Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Cela dit, le décompte des puits actifs aux États-Unis par le cabinet privé Baker Hugues a montré vendredi une activité hebdomadaire plutôt décevante sur le pétrole de schiste avec une baisse de 4 puits actifs.

«Cela suggère que la production de pétrole de schiste ne redémarre pas de manière aussi ferme que beaucoup l'avaient anticipé», a estimé Bart Melek.

L'industrie pétrolière américaine n'est pas engagée dans l'accord de baisse de la production; les exploitants de pétrole non conventionnels peuvent au contraire augmenter leurs extractions quand les prix du baril rendent leurs exploitations plus rentables.

Les prix continuaient également à être soutenus par les suites de la tempête Nate qui s'est abattue le week-end dernier sur les côtes du Golfe du Mexique.

«Au pic de la tempête, l'équivalent de 1,5 million de barils par jour de production de pétrole sur le Golfe du Mexique ont été inexploités. Au total, j'anticipe la perte de 8 millions de barils de production, ce qui pèse sur les prix», a réagi Andy Lipow de Lipow Oil Associates.




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