Le pétrole sous les 50 dollars à New York

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«La forte baisse des stocks de brut était vraiment inattendue», a estimé Andrew Lebow de Commodity Research Group.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le prix du baril de pétrole coté à New York a terminé en baisse mercredi malgré un fort recul des réserves de brut la semaine dernière aux États-Unis.

Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en novembre, référence américaine du brut, a perdu 44 cents pour clôturer à 49,98 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a terminé à 55,80 dollars, en baisse de 20 cents par rapport à la clôture de mardi.

«La forte baisse des stocks de brut était vraiment inattendue», a estimé Andrew Lebow de Commodity Research Group.

Lors de la semaine achevée le 29 septembre, les réserves commerciales de brut ont reculé de 6 millions de barils pour s'établir à 465 millions selon un rapport hebdomadaire des chiffres du département américain de l'Énergie (DoE).

Cette baisse contribue en principe à une hausse des prix du brut, la chute des stocks rendant l'offre d'or noir moins abondante.

«Il n'y a rien dans ce rapport pour conforter la baisse des prix», a noté James Williams de WTRG Economics.

Mais le repli des cours semble davantage lié à la reprise de la production libyenne mercredi.

«Le redémarrage du principal champ de pétrole libyen d'al-Sharara, suspendu depuis dimanche après l'irruption de forces armées, pèse un peu sur les cours», selon John Kilduff d'Again Capital.

«Si la production libyenne est de retour, cela vaut certainement une chute de prix de l'ordre de 50 cents», a confirmé M. Williams.

M. Williams note par ailleurs un certain rééquilibrage du marché après les niveaux élevés de valorisation atteints la semaine dernière: «les fondamentaux de l'offre et de la demande montrent que les 52 dollars n'étaient pas justifiés».

Par ailleurs, le rapport du DoE note que les stocks de brut du terminal de Cushing (Oklahoma, Sud), qui servent de référence pour le WTI, se sont gonflés de 1,6 million de barils à 62,5 millions de barils selon le rapport du DoE, ce qui a pu contribuer à une baisse du cours du pétrole.

Suspension de raffineries

Le passage de l'ouragan Harvey sur les côtes du Texas et de la Louisiane fin août début septembre avait forcé la suspension de plusieurs raffineries, faisant alors gonfler les stocks de brut. Mais les réserves d'or noir ont commencé à redescendre mi-septembre, au fur et à mesure de la reprise des activités des raffineries.

Alors que le marché faisait preuve de fébrilité depuis le début de la semaine face à de nouveaux signaux de hausse de la production mondiale, les chiffres sur la production dévoilés par le département américain de l'Énergie étaient particulièrement scrutés: elle a légèrement progressé, les États-Unis extrayant en moyenne 9,56 millions de barils par jour.

Dans le même temps, les exportations d'or noir ont bondi, le pays vendant à l'étranger 1,984 million de barils par jour. C'est le plus haut niveau depuis que ces données sont publiées, en 1991.

«Cela n'a rien d'étonnant dans la mesure où le WTI (le baril de référence aux États-Unis) se vendait il y a encore quelques jours à cinq dollars de moins que le baril de Brent (coté à Londres). La plupart des raffineurs dans le monde voudraient en profiter», a souligné Robert Yawger de Mizuho.

Cette forte hausse des ventes à l'étranger «correspond aussi à un rattrapage dans la mesure où les exportations avaient fortement diminué juste après le passage d'Harvey», l'ouragan ayant provoqué la fermeture de plusieurs ports pendant quelques jours, a relevé M. Lebow.




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