Le pétrole aidé à New York par un regain d'optimisme sur la demande de brut

«Les marchés ont poussé un soupir de soulagement... (PHOTO ERIC GAY, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

Agrandir

«Les marchés ont poussé un soupir de soulagement en voyant l'OPEP enfin ralentir sa production, qui augmentait depuis mars», ont indiqué les analystes de PVM.

PHOTO ERIC GAY, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
NEW YORK

Les prix du pétrole coté à New York ont terminé en nette hausse mercredi, portés par un regain d'optimisme sur la demande mondiale d'or noir en 2017, de la part de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) notamment.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en octobre, référence américaine du brut, a gagné 1,07 dollar pour clôturer à 49,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre a terminé à 55,16 dollars, en hausse de 89 cents par rapport à la clôture de mardi.

«Le rapport mensuel de l'AIE a servi de catalyseur pour la progression des cours» ce mercredi «car il dépeint une situation qui s'améliore pour le marché pétrolier», avance Andrew Lebow de Commodity Research Group.

Dans son rapport mensuel diffusé mercredi, l'AIE estime que la demande mondiale de pétrole devrait augmenter de 1,6 million de barils par jour (mbj) en 2017. C'est 100 000 barils par jour de plus que ses estimations d'août.

Quant aux stocks commerciaux, qui augmentent habituellement à ce moment de l'année, ils sont restés stables dans les pays développés.

Dans son propre rapport mensuel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait fait état mardi d'une baisse de la production de ses pays membres en août et avait aussi revu à la hausse la demande pour 2017.

«Les marchés ont poussé un soupir de soulagement en voyant l'OPEP enfin ralentir sa production, qui augmentait depuis mars», ont indiqué les analystes de PVM.

Le cartel est engagé depuis fin 2016, avec d'autres producteurs dont la Russie, dans un accord de limitation des extractions. Mais après avoir à peu près respecté ses objectifs en début d'année, l'OPEP amplifiait depuis plusieurs mois sa production.

Au final, l'écart entre l'offre et la demande semble se resserrer, ce qui devrait soutenir les cours.

Dans ce contexte, le rapport hebdomadaire sur le niveau des réserves de pétrole aux États-Unis «a été accueilli avec des pincettes, car il reflète les conséquences de l'ouragan Harvey, qui est un phénomène temporaire», selon M. Lebow.

Harvey a provoqué d'importantes inondations en frappant les côtes du Golfe du Mexique le 25 août et les jours suivants. Au pic des perturbations, près d'un quart des capacités de raffinage américaines ont été mises hors service.

Conséquence: les stocks de brut ont reculé de 5,9 millions de barils lors de la semaine achevée le 8 septembre tandis que ceux d'essence ont plongé de 8,4 millions de barils.

Les stocks de produits distillés ont aussi reculé, de 3,2 millions de barils.

L'ouragan avait aussi conduit à la fermeture préventive d'une partie des plateformes pétrolières dans le Golfe du Mexique et dans le bassin d'Eagle Ford au Texas, mais ces dernières semblent avoir rapidement repris leurs activités: la production américaine a progressé de 572 000 barils par jour à 9,35 millions de barils par jour (mbj).




publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer