Conflit du bois-d'oeuvre: des signes de pénurie aux États-Unis ?

Alors que se font entendre des rumeurs concernant... (Photo Darren Calabrese, Archives La Presse canadienne)

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Alors que se font entendre des rumeurs concernant un dénouement imminent du conflit du bois d'oeuvre, un entrepreneur sur cinq aux États-Unis éprouverait une pénurie de bois d'oeuvre actuellement, selon un récent sondage de l'association américaine de la construction domiciliaire.

Photo Darren Calabrese, Archives La Presse canadienne

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Un entrepreneur sur cinq aux États-Unis affirme éprouver une pénurie de bois d'oeuvre actuellement, selon le plus récent sondage de l'association américaine de la construction domiciliaire (NAHB).

Cette nouvelle information surgit au moment où des rumeurs sur l'existence d'une entente de principe au sujet du conflit du bois d'oeuvre agitent l'industrie.

L'association affirme que les entrepreneurs immobiliers américains se heurtent depuis longtemps à des pénuries de terrains et de main-d'oeuvre, mais que les matériaux ne posent pas problème généralement.

Cependant, dans son coup de sonde de mai 2017, 21 % des répondants ont dit éprouver des pénuries de bois d'oeuvre. C'est du jamais-vu depuis 2004, quand il y avait eu 2 millions de mises en chantier aux États-Unis contre un taux annuel de 1,1 million environ actuellement.

« Il est virtuellement certain qu'un facteur sous-jacent contribuant aux ruptures de stock et aux hausses de prix est le conflit commercial actuel entre les États-Unis et le Canada », affirme la NAHB, sur son site Eye on Housing.

VERS UNE RÉSOLUTION ?

Pendant ce temps, des pistes permettant de résoudre le conflit du bois d'oeuvre circulent actuellement aux États-Unis, selon certaines sources, mais on serait encore loin d'une entente.

La ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a rencontré le secrétaire au Commerce des États-Unis, Wilbur Ross, en marge du sommet du G20, à Hambourg.

Selon le bureau de Mme Freeland, les deux ministres ont eu plusieurs conversations téléphoniques ces dernières semaines, signe que les parties sont à la recherche de solutions.

« Nous continuerons à défendre vigoureusement notre industrie du bois d'oeuvre et à soulever cette question avec les Américains », a fait savoir hier le bureau de Mme Freeland.

« Nous voulons un bon accord pour le Canada, pas n'importe lequel. » - Un membre du bureau de Chrystia Freeland, ministre canadienne des Affaires étrangères

Cependant, l'idée que Mme Freeland et M. Ross en seraient venus à une entente de principe est exagérée, selon les sources officielles.

Cela n'empêche pas un site spécialisé de Colombie-Britannique, Madison's Report, d'affirmer qu'une telle entente existe, sur la foi de plusieurs sources gouvernementales et dans l'industrie.

De son côté, le porte-parole de la coalition industrielle américaine (U.S. Lumber Coalition) qui a porté plainte contre le Canada, Zoltan van Heyningen, a affirmé à La Presse qu'il ne s'agissait que de rumeurs.

Cependant, il y aurait une volonté de la part du gouvernement des États-Unis d'en arriver à une entente sur le bois d'oeuvre avant le début des négociations sur le renouvellement de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), le mois prochain, selon des sources gouvernementales citées par les médias canadiens ces derniers jours.

Le 20 juin, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, à l'issue d'une rencontre de 20 minutes avec M. Ross, avait déclaré avoir senti de sa part « une volonté de conclure des ententes ».

Les exportations canadiennes de bois d'oeuvre sont frappées de deux droits compensatoires par les États-Unis. Ces deux droits totalisent environ 27 % de la valeur du bois canadien. Le taux varie d'une entreprise à l'autre, et certaines provinces maritimes en sont exemptes.




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