Le pétrole baisse, gagné par l'aversion au risque

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York, gagnés par la... (PHOTO ERIC GAY, ARCHIVES AP)

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York, gagnés par la déprime générale observée la veille par les marchés face aux incertitudes politiques autour du président américain Donald Trump.

Vers 9h05, le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, cédait 53 cents à 48,54 dollars sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex).

«L'incertitude est alimentée par ce qui se passe à Washington», a rapporté Gene McGillian, de Tradition Energy. «Je ne pense pas que ce soit ce qui influe le plus sur le marché du pétrole, mais cela contribue au sentiment négatif.»

Les marchés mondiaux ont subi la veille une accélération des polémiques autour du président Donald Trump, notamment ses rapports avec la Russie. Dernier développement en date, un procureur spécial a été nommé pour enquêter sur l'ingérence supposée de Moscou dans la présidentielle de novembre.

Certes, l'aversion au risque n'avait eu mercredi que «peu d'effet sur le marché pétrolier», comme le remarquaient les experts de Commerzbank, mais ils soulignaient que c'était «grâce à un affaiblissement du dollar qui compensait les effets négatifs pour le sentiment du marché».

Or, jeudi, le dollar, dont la force nuit au marché pétrolier qui est libellé en monnaie américaine, regagnait nettement du terrain.

Pour le reste, «les investisseurs se concentrent de plus en plus sur le sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) qui aura lieu dans une semaine», ont noté les experts de Commerzbank.

Les marchés pétroliers attendent de voir si l'OPEP prolongera au-delà de la fin juin des quotas de production qu'elle applique depuis janvier aux côtés de pays comme la Russie.

Leur prolongation ne fait certes guère de doute puisque la Russie et l'Arabie saoudite, acteur dominant de l'OPEP, se sont prononcées en début de semaine en faveur d'une extension jusqu'au début 2018.

«Même si le marché est soutenu par le fait que de plus en plus de producteurs s'engagent à soutenir une prolongation des quotas, on fait face à des éléments laissant craindre que six mois de plus - ou même neuf - risquent de ne pas suffire à réduire une surabondance massive», a conclu M. McGillian.

La Libye et le Nigeria, membres de l'OPEP mais exemptés de plafonds à cause de troubles locaux, semblent notamment voir leur production repartir.




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