États-Unis: léger recul de la production de pétrole

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Très surveillée par les analystes dans un contexte d'accélération persistante de l'activité des compagnies aux États-Unis, la production américaine a mis fin à une longue série de hausses hebdomadaires.

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Agence France-Presse
New York

Les stocks de pétrole brut ont reculé la semaine dernière aux États-Unis et la production a connu sa première baisse hebdomadaire, certes modeste, depuis des mois, selon les chiffres publiés mercredi par le Département de l'Énergie (DoE).

Lors de la semaine achevée le 12 mai, les réserves commerciales de brut ont reculé de 1,8 million de barils pour revenir à 520,8 millions, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg tablaient de façon médiane sur une baisse de quelque 2,7 millions.

Les chiffres du DoE correspondent toutefois plus aux attentes que les estimations de la fédération privée American Petroleum Institute (API), publiées mardi soir, qui annonçaient une légère hausse des stocks de brut.

À ce niveau, les réserves commerciales de brut s'inscrivent tout de même en hausse de 2,2% par rapport à la même époque de 2016 et restent dans la moitié supérieure de la fourchette moyenne pour cette période.

En tenant compte d'un abaissement des réserves stratégiques, les stocks totaux de pétrole brut ont reculé de 2,5 millions de barils.

Du côté des réserves d'essence, le DoE a annoncé un recul de 400 000 barils, alors que les économistes interrogés par Bloomberg prévoyaient une baisse d'un million.

Elles affichent une progression de 1,1% par rapport à la même période de l'année précédente et se maintiennent au-dessus de la limite supérieure de la fourchette moyenne à cette époque.

Les stocks de produits distillés (fioul de chauffage...) ont baissé de 1,9 million de barils, soit un peu plus que le recul de 1,45 million anticipé par les analystes.

Ils signent un déclin de 3,5% par rapport à la même époque de 2016 mais restent dans la moitié supérieure de la fourchette moyenne pour cette période.

Cushing stagne

Très surveillée par les analystes dans un contexte d'accélération persistante de l'activité des compagnies aux États-Unis, la production américaine a mis fin à une longue série de hausses hebdomadaires en reculant de 9000 barils par jour (b/j) à 9,305 millions de barils par jour (mbj).

Également scrutés, puisqu'ils servent de référence à la cotation du pétrole à New York, les stocks de brut du terminal de Cushing en Oklahoma ont stagné à 66,3 millions.

Toutes catégories confondues, mais sans prendre en compte la diminution des réserves stratégiques, les stocks américains de produits pétroliers ont avancé de 4,3 millions de barils.

Les raffineries américaines ont nettement accéléré la cadence, fonctionnant à 93,4% de leurs capacités contre 91,5% la semaine précédente.

Du côté de la demande, sur les quatre dernières semaines, les États-Unis ont consommé en moyenne 19,8 mbj de produits pétroliers, soit un recul de 2,2% par rapport à la même époque de 2016.

Pendant la même période, la demande d'essence à baissé de 2,6% et celle de produits distillés de 0,8%, dans les deux cas sur un an.

Vers 11h05, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, accentuait sa hausse en prenant 57 cents à 49,23 dollars sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex).




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