Le pétrole monte après une baisse des stocks aux É.-U.

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Vers 9h05, le prix du baril de «light sweet crude», référence américaine du brut, gagnait 30 cents à 48,96 dollars sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont monté mercredi, grâce au soutien d'une baisse hebdomadaire des réserves et de la production américaines, ainsi que d'un affaiblissement marqué du dollar.

Le prix du baril de «light sweet crude», référence américaine du brut, a gagné 41 cents à 49,07 dollars sur le contrat pour livraison pour juin au New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a avancé de 56 cents à 52,21 dollars sur le contrat pour livraison en juillet à l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Le département de l'Énergie (DoE) a soutenu le marché en annonçant des baisses des réserves pour les principaux produits pétroliers: brut, essence et produits distillés», a résumé Bob Yawger, de Mizuho Securities.

Les investisseurs ont largement salué les chiffres hebdomadaires sur l'état de l'offre américaine, qui font notamment état d'un recul de près de deux millions de barils des stocks de brut.

Certes, «la baisse des réserves était moins forte que les analystes ne l'attendaient, mais elle a suffi à pousser les prix plus haut», a reconnu Chris Beauchamp d'IG.

Le recul des réserves américaines, généralement représentatives de l'état des stocks mondiaux, est particulièrement bien accueilli à un moment où les investisseurs restent inquiets du haut niveau de l'offre pétrolière.

«Et on a aussi le premier recul depuis 13 semaines de la production américaine: c'est un élément marquant qui contribue à relancer le marché», a ajouté M. Yawger.

En interrompant sa hausse, même si elle ne le fait que par un minime recul de moins de 10 000 barils par jour (bj), la production américaine est de nature à rassurer les marchés, qui se montrent inquiets de son accélération incessante depuis des mois.

«Je pense que ça va faire des heureux au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP)», a avancé M. Yawger.

Chute du dollar

En effet, beaucoup d'analystes estiment que les compagnies américaines n'ont fait que profiter des plafonds de production mis en oeuvre depuis janvier par les membres de l'OPEP ainsi que quelques autres pays comme la Russie.

Les observateurs craignent que la hausse de la production américaine, notamment dans le pétrole de schiste, décourage les pays signataires de prolonger ces accords au-delà de leur date actuelle d'expiration, fin juin.

«Tout dépend désormais de la réunion de l'OPEP et de savoir si (ses membres) pourront s'aligner pour étendre leurs baisses de production, et si possible les intensifier», a jugé M. Beauchamp, faisant allusion au sommet semestriel du cartel, le 25 mai.

Certes, peu d'analystes doutent d'une prolongation des quotas puisque l'Arabie saoudite, membre dominant de l'OPEP, et la Russie se sont déjà prononcées en sa faveur, mais les interrogations demeurent sur son ampleur.

À ces éléments liés à l'état du marché pétrolier s'ajoutent «une chute du dollar au plus bas depuis six mois», a écrit Tim Evans de Citi.

La devise souffre du tumulte politique autour du président américain Donald Trump, accusé de tentative d'entrave à la justice et d'avoir livré des secrets à la Russie, et sa faiblesse profite en retour au marché pétrolier puisque celui-ci est libellé en dollars.

«Cela donne un certain élan au marché», a conclu M. Evans.




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