Le pétrole tente de se stabiliser

Vers 9h05, le prix du baril de «light... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Vers 9h05, le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, prenait trois cents à 50,47 dollars sur le contrat pour livraison en mai au New York Stock Exchange (Nymex), au lendemain d'une chute de quelque deux dollars.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole n'ont pas vraiment dégagé de tendance jeudi, tentant de reprendre pied au lendemain d'une forte baisse, face à une actualité par ailleurs plutôt encourageante pour le marché.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a cédé 17 cents à 50,27 dollars sur le contrat pour livraison en mai au New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a pris six cents à 52,99 dollars sur le contrat pour livraison en juin à l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Le marché se stabilise», a résumé Gene McGillian, de Tradition Energy.

Les cours avaient abandonné près de deux dollars le baril la veille après des chiffres hebdomadaires jugés défavorables sur l'offre américaine, dont un rebond inattendu des stocks d'essence et une nouvelle avancée de la production.

«Le pétrole essaie de se remettre de la raclée de la veille mais les craintes de surabondance sont toujours là», a écrit Matt Smith, de ClipperData.

C'est notamment l'accélération incessante de la production américaine de pétrole de schiste qui inquiète les investisseurs, les compagnies locales semblant profiter d'accords de baisse de l'offre entre d'autres pays producteurs.

Ces accords, qui impliquent en premier lieu les membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), imposent des plafonds de production depuis janvier et courent pour l'heure jusqu'à la mi-2017.

Prudence

Sur le sujet, «le marché a obtenu du soutien de propos du ministre saoudien du Pétrole qui s'est prononcé pour une prolongation», l'Arabie saoudite étant l'acteur dominant de l'OPEP, a souligné M. McGillian. «Cela a en partie détourné l'attention de la hausse persistante de la production américaine.»

Khaled al-Faleh a déclaré que les signataires de ces accords «pourraient être amenés» à les prolonger le mois prochain, à la fin duquel se tiendra le sommet semestriel de l'OPEP.

Ces propos s'inscrivent dans un contexte favorable puisque les principales monarchies du Golfe, dont fait partie Riyad, viennent déjà de convenir du principe d'une prolongation de ces plafonds.

«Je pense qu'un accord du même ordre sera annoncé pour l'ensemble des partenaires OPEP et non-OPEP en mai», a avancé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Pour autant, les cours n'ont pas profité outre mesure de cette perspective, plusieurs observateurs jugeant que le marché restera prudent tant que ne seront pas faites des annonces plus concrètes.

«Le besoin d'une prolongation est déjà assez clair», a reconnu dans une note Tim Evans, de Citi, relativisant donc la portée des propos saoudiens et y voyant surtout une réaction au brusque déclin des cours de mercredi.

Pour autant, il estimait que ces considérations avaient contribué à «un mélange de facteurs susceptibles de soutenir le marché».

Il citait le durcissement du ton de la diplomatie américaine face à l'Iran, membre de l'OPEP, ainsi que les inquiétudes au moment de troubles meurtriers au Venezuela, autre pays du cartel.

En fin de compte, «on est dans une période de transition», a conclu M. McGillan. «Le marché semble simplement y aller prudemment.»




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