Junex a abandonné la moitié de ses permis de recherche

La décision de Junex lui permettra d'économiser des... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

Agrandir

La décision de Junex lui permettra d'économiser des charges annuelles d'environ 60 000 $.

Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Junex a renoncé à près de la moitié de ses permis de recherche pétrolière et gazière au Québec l'an dernier. Elle s'est notamment départie de ses propriétés en Estrie et en Beauce, convaincue qu'il lui sera impossible d'en extraire du gaz de schiste de sitôt.

L'entreprise québécoise confirme avoir abandonné 34 permis qui couvrent une superficie de près de 6700 km2 dans la province en 2016. C'est près de la moitié de son domaine minier, explique son vice-président aux affaires corporatives et chef des finances, Dave Pépin.

« Si vous avez des propriétés sur lesquelles vous payez des droits, il faut envisager une perspective de développement à un moment donné, dans un horizon de moyen terme au moins. Et on ne voyait pas cela dans les régions où on a abandonné nos permis », résume M. Pépin.

Junex renonce à plusieurs « claims » dans la région des Appalaches, qui chevauche l'Estrie et la Beauce, où elle espérait extraire du gaz des shales se trouvant dans le sous-sol. Elle largue aussi des propriétés en milieu urbain à Québec et à Trois-Rivières.

L'entreprise conserve des permis de recherche dans l'île d'Anticosti, dans les Basses-Terres du Saint-Laurent et en Gaspésie. Dans cette dernière région, elle concentre ses efforts sur le projet Galt, où elle a enregistré l'an dernier la plus importante production de pétrole jamais vue dans un puits québécois.

Ce n'est pas la première fois que la société abandonne des permis de recherche, mais l'ampleur de l'opération des derniers mois est inédite. La décision permettra à l'entreprise d'économiser des charges annuelles d'environ 60 000 $.

« On savait qu'on allait devoir faire des choix à travers les propriétés qu'on avait. Donc on a élagué pour garder le focus sur quelques propriétés qui nous apparaissent les plus intéressantes en terme de géologie, et les plus propices à un développement. »

- Dave Pépin, vice-président aux affaires corporatives et chef des finances, Junex

L'exploration pétrolière et gazière tourne au ralenti au Québec depuis 2011, lorsque le gouvernement du Québec a suspendu la validité des permis de recherche de gaz de schiste. L'an dernier, le gouvernement Couillard a adopté des règles jugées parmi les plus strictes en Amérique du Nord pour encadrer l'industrie.

Junex assure que sa décision n'est pas liée au contexte réglementaire québécois, mais elle ne cache pas que l'industrie tourne au ralenti dans la province.

« Dans une région en émergence qui se développe, c'est une excellente stratégie d'être présents dans toutes les régions et dans tous les bassins sédimentaires, dit M. Pépin. Dans une juridiction où ça avance aussi lentement, ça devient des charges financières qui ne sont pas jouables pour des petites entreprises. »

GASTEM AUSSI

Junex n'est pas la seule société pétrolière à avoir abandonné des permis de recherche l'an dernier. La société Gastem a perdu six permis, faute d'avoir acquitté les droits annuels.

Le président de Gastem, Raymond Savoie, confirme avoir renoncé à des propriétés aux Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie et au sud de Montréal. L'entreprise conserve néanmoins cinq permis.

M. Savoie dit vouloir concentrer ses activités ailleurs qu'au Québec, évoquant l'environnement réglementaire de la province.

« On se développe ailleurs plutôt que de s'asseoir et d'attendre, a-t-il indiqué. La situation est très difficile au Québec pour l'exploration et le forage, compte tenu des orientations. »




publicité

publicité

publicité

Blogues >

Blogues >

Le blogue immobilier

Le blogue immobilier

Merci, bonsoir

publicité

image title
Fermer