Net rebond du pétrole à New York

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont nettement rebondi mercredi à New York, saluant favorablement un très léger recul des stocks aux États-Unis ainsi qu'une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a pris 1,14 dollar à 48,86 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a gagné 89 cents à 51,81 dollars sur le contrat pour livraison en mai à l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Le marché a réagi de manière positive à un déclin inattendu des stocks», a commenté Phil Flynn, de Price Futures Group.

Les réserves commerciales de brut ont reculé de 200 000 barils aux États-Unis au cours de la semaine achevée le 10 mars, d'après le département de l'Énergie (DoE) alors que les analystes s'attendaient, selon le consensus compilé par l'agence Bloomberg, à une hausse.

Cette première baisse de l'année, si elle reste minime, est vue comme de bon augure par des investisseurs qui s'impatientaient de déceler dans les stocks américains les effets de la réduction de la production engagée le 1er janvier par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d'autres pays comme la Russie.

Comme l'a encore relevé mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les membres du cartel pétrolier semblent respecter leurs quotas, à 98% sur les deux premiers mois de l'année selon l'agence basée à Paris, mais les stocks avaient encore battu des records la semaine précédente aux États-Unis.

Les chiffres du DoE mercredi ont donc permis aux cours du pétrole de se ressaisir alors qu'ils avaient perdu environ 10% sur une semaine, les investisseurs s'inquiétant alors du niveau de l'offre américaine.

Repli du dollar

«Il y aussi eu une baisse des stocks d'essence et de produits distillés», a ajouté Phil Flynn.

Le DoE a en effet fait état d'une baisse de 3,1 millions de barils des réserves d'essence et de 4,2 millions de barils des produits distillés (gazole, fioul de chauffage ...).

Au total, les réserves commerciales de tous les types de produits pétroliers ont reculé de 7,8 millions de barils.

La production américaine, qui à tendance à monter depuis l'automne, dopée par une reprise des extractions de pétrole de schiste, a en revanche de nouveau augmenté et s'est établi à 9,109 millions de barils par jour.

Déjà bien orientés, les cours ont encore accéléré en fin d'échanges mercredi profitant de la faiblesse du dollar, monnaie dans laquelle ils sont libellés, après un relèvement des taux de la Fed.

Cette décision est a priori favorable au billet vert, mais elle était largement anticipée par les marchés, qui ont surtout relevé que la banque centrale américaine n'avait pas revu en hausse le rythme auquel elle compte procéder au resserrement monétaire cette année et l'an prochain.

Un affaiblissement du dollar a tendance à favoriser les cours du brut en faisant mécaniquement gagner du pouvoir d'achat aux opérateurs utilisant d'autres monnaies.




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