Revers majeur d'Hydro en Nouvelle-Angleterre

Hydro-Québec et son partenaire Eversource comptaient sur ce... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Hydro-Québec et son partenaire Eversource comptaient sur ce contrat avec les États du Massachusetts, du Connecticut et du Rhode Island pour financer leur projet conjoint Northern Pass.

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Hélène Baril

Les trois États de la Nouvelle-Angleterre, qui avaient lancé un appel de propositions pour acheter de l'énergie propre, n'ont retenu aucune des deux offres d'Hydro-Québec, ce qui constitue un revers important pour la société d'État, qui veut augmenter ses revenus d'exportation.

Hydro-Québec et son partenaire Eversource comptaient sur ce contrat avec les États du Massachusetts, du Connecticut et du Rhode Island pour financer leur projet conjoint Northern Pass, une nouvelle ligne de transport de 1,6 milliard US entre le Québec et le New Hampshire.

La décision des trois États de ne pas retenir la proposition d'Hydro-Québec et de son partenaire est donc un coup dur pour Northern Pass, mais elle ne signifie pas la mort du projet, selon la société d'État. « Le projet reste réalisable », affirme son porte-parole, Gary Sutherland.

Selon lui, Hydro-Québec et son partenaire Eversource misent maintenant sur l'appel d'offres à venir de l'État du Massachusetts, qui vise particulièrement l'achat d'énergie hydroélectrique. « C'est ce qu'on a maintenant sur notre radar », a-t-il dit.

Cet appel d'offres, attendu pour le mois d'avril 2017, est toutefois plus modeste que celui fait conjointement par les trois États de la région.

La proposition d'Hydro-Québec et d'Eversource était de loin l'offre la plus importante soumise dans le cadre de l'appel d'offres conjoint. Elle portait sur la fourniture de 6,3 térawattheures d'électricité par année.

Hydro-Québec avait soumis une deuxième proposition avec d'autres partenaires, dont Vermont Greenline et un producteur d'énergie éolienne du nord de l'État de New York, qui n'a pas été retenue non plus.

Aucune raison n'a été rendue publique pour expliquer le choix des soumissionnaires. Les trois États ont cependant choisi des projets réalisables localement, et aucun nécessitant la construction d'une ligne de transport transfrontalière.

Les sept projets retenus totalisent 460 mégawatts, essentiellement de l'énergie de source éolienne et solaire.

La décision du Massachusetts, du Connecticut et du Rhode Island est l'aboutissement d'un processus amorcé en février 2015. Il s'agissait d'une grande première qui aurait pu devenir le plus important contrat à long terme jamais signé par Hydro-Québec.

La société d'État s'est donné comme objectif de doubler ses revenus d'ici 2030, en augmentant ses exportations et en faisant l'acquisition d'actifs à l'étranger.

Sa tentative récente de mettre la main sur une partie de RTE, le plus grand réseau de transport d'électricité d'Europe, pour 4 milliards, a échoué cet été.




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