Prix du brut: hausse pour l'Asie et l'Europe, baisse pour les États-Unis

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Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 36,86 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 5 cents par rapport à la clôture de mardi.

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Agence France-Presse
Riyad

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, a monté ses prix pour le pétrole vendu à l'Europe et l'Asie mais l'a légèrement baissé pour les quantités vendues aux États-Unis.

La compagnie pétrolière publique Aramco a indiqué que le prix du baril de brut saoudien serait augmenté de 0,25 dollar à partir de mars pour l'Asie mais resterait toutefois inférieur de 0,75 dollar aux cours du marché.

L'Asie, dont la Chine en particulier, est le principal marché pour le pétrole d'Arabie saoudite et des pays du Golfe.

Le prix du baril de brut saoudien pour l'Europe du nord-ouest sera augmenté de 0,35 dollar, selon Aramco.

En revanche, le royaume saoudien a baissé le prix de tous les types de pétrole exportés vers les États-Unis de 0,20 à 0,30 dollar pour avril.

Le pétrole monte un peu

Les cours du pétrole ont légèrement monté mercredi à New York, partagés entre l'annonce d'un bond des réserves américaines de brut et des espoirs persistants de concessions des grands producteurs mondiaux, notamment l'Arabie saoudite, sur une baisse de l'offre.

En hausse d'environ un dollar et demi depuis le début de la semaine, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril a pris 26 cents à 34,66 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir, comme la veille, changé plusieurs fois de direction en cours de séance.

Le marché a subi le coup «de chiffres sans aucun doute défavorables du département américain de l'Énergie (DoE), dont des hausses massives des stocks de pétrole brut et de produits distillés», a noté Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

Dans ses chiffres hebdomadaires, le DoE a annoncé un bond de plus de dix millions de barils des réserves de brut, qui restent au plus haut depuis plus de 85 ans, et une hausse conséquente des réserves de produits comme le gazole ou le fioul, désormais supérieures de près d'un tiers à leur niveau de la même époque de 2015 face à une demande en berne.

Néanmoins, même si les cours ont baissé juste après ces chiffres, ils se sont vite repris, peut-être car les investisseurs ont préféré «ignorer la hausse des stocks qui a été causée par des importations élevées et se concentrer plutôt sur la production domestique», comme l'a avancé Torbjorn Kjus, de DNB Markets.

De fait, rare lueur d'espoir dans ce rapport en plus d'une baisse des stocks d'essence, la production américaine a baissé pour la sixième semaine de suite, se rapprochant par le haut du seuil des neuf millions de barils par jour (bj).

«Et il s'est passé quelque chose d'autre aujourd'hui» que le rapport du DoE, a rapporté M. Lipow. «On a entendu dire que l'Arabie saoudite cherche à emprunter une dizaine de milliards de dollars.»

Riyad est le meneur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont le niveau élevé de l'offre, comme aux États-Unis et en Russie, a largement contribué à faire chuter les prix au plus bas depuis 2003 en début d'année.

Or, les rumeurs de presse de mercredi «ont été interprétées comme le signe que les Saoudiens sont dans une telle difficulté financière que d'ici quelques mois, on pourrait voir les producteurs de l'OPEP et les autres commencer à évoquer une baisse de la production», a jugé M. Lipow.




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