Le pétrole brut bientôt classé matière dangereuse

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Le brut était jusqu'à présent considéré officiellement comme... (Photo Jim Wilson, The New York Times)

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Photo Jim Wilson, The New York Times

Le brut était jusqu'à présent considéré officiellement comme un produit inflammable, et non explosif, mais le déraillement d'un convoi de wagons-citernes cet été à Lac-Mégantic a mis en évidence de graves insuffisances réglementaires.

Agence France-Presse
OTTAWA

Le Canada a l'intention de classer bientôt le pétrole brut comme une matière hautement dangereuse, ce qui renforcera les règles de sécurité entourant son transport, a indiqué vendredi la ministre des Transports Lisa Raitt au Globe and Mail.

Le brut était jusqu'à présent considéré officiellement comme un produit inflammable, et non explosif, mais le déraillement d'un convoi de wagons-citernes cet été au Québec, qui a fait 47 morts, a mis en évidence de graves insuffisances réglementaires.

Les modifications préparées par le ministère canadien des Transports seront finalisées d'ici fin janvier, pour une application mi-2014, a précisé Mme Raitt au journal torontois.

«Nous voulons que ce dossier avance le plus rapidement possible», a expliqué la ministre.

Trois groupes de travail ont ainsi été formés fin novembre, afin de fournir des réponses «à court et long terme» sur la classification des matières dangereuses, les mesures d'urgence et les standards de sécurité des wagons-citernes, a indiqué vendredi à l'AFP le cabinet de Mme Raitt.

En choisissant de renforcer ces règles, Ottawa reconnaît que le brut «est une matière dangereuse et devrait être traité comme tel», a déclaré Mme Raitt.

Ainsi, les sociétés ferroviaires acheminant du brut devront préparer des plans de contingence spécifiques, prévoyant notamment que des équipes d'intervention et de décontamination se trouvent sur l'itinéraire emprunté par les convois pétroliers.

Ottawa augmentera également les franchises d'assurance minimum imposées aux sociétés transportant du pétrole. Cela doit permettre d'éviter, comme ce fut le cas cet été au Québec, que les entreprises impliquées dans un accident soient incapables d'assumer les coûts de nettoyage et de décontamination.

Le centre-ville de la bourgade québécoise de Lac-Mégantic avait été défiguré par l'explosion début juillet d'un convoi pétrolier. Le transporteur ferroviaire en cause -- la Montreal, Maine and Atlantic Railway -- a déposé cet été son bilan, obligeant les autorités publiques à assumer la lourde facture de cet accident, le pire survenu au Canada en 15 ans.

Le transport ferroviaire de pétrole brut a connu ces dernières années une hausse exponentielle, portée par la forte augmentation de la production de pétrole non conventionnel, comme celui extrait de schistes.

Jusqu'à présent, aucune accusation formelle n'a été déposée dans le dossier de la catastrophe de Lac-Mégantic.

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