Temps difficiles pour le marché des sables bitumineux

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Une mine de sables bitumineux en Alberta.... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Photo Alain Roberge, archives La Presse

Une mine de sables bitumineux en Alberta.

Lauren Krugel
La Presse Canadienne
CALGARY

L'incertitude du marché et la confusion régnant autour de politiques fédérales d'investissements étrangers adoptées l'an dernier ralentissent les affaires dans les sables bitumineux.

Les principales sociétés énergétiques canadiennes devant publier les résultats financiers de leur troisième trimestre dans les prochaines semaines, des observateurs affirment que les investisseurs attendront de pied ferme une mise à jour sur la manière dont les firmes réduisent leur portefeuille en vendant des actifs connexes.

En effet, Talisan Energy Inc. (T.TLM) et Canadien Natural Resources Ltd. (T.CNQ) ont des actifs sur le marché depuis quelque temps, et Encana Corp. (T.ECA) a récemment mentionné son intention de se défaire de certains titres gaziers.

«Le fait que ces actifs n'aient pas été choisis explique possiblement pourquoi le prix du gaz demeure bas. Je pense qu'il y a de l'incertitude au sein de la communauté des affaires», a affirmé Lance Mortlock, un associé chez Ernst & Young pour le secteur pétrolier et gazier, à Calgary.

Brian Pow, directeur de recherche chez Acumen Capital Markets, décrit l'environnement actuel de fusions et acquisitions dans le secteur des sables bitumineux comme une histoire de riches et de pauvres.

«Il y a beaucoup d'entreprises au bord du gouffre et, généralement, les prix de forage ont beaucoup augmenté», a-t-il expliqué, notant que les firmes qui possèdent les meilleures équipes de gestion et profils de production s'en tirent plus aisément.

Ernst & Young a récemment signé un rapport avisant les entreprises qu'il ne suffisait plus de se fier sur les cycles du prix des marchandises ou sur des mesures de réduction de coûts à court terme pour gérer en ces temps d'incertitude. L'étude recommande plutôt de mettre en place des programmes d'amélioration de performance qui augmentent l'efficacité de façon généralisée.

Il s'agit là d'une approche que le secteur manufacturier utilise depuis quelque temps, mais que le secteur canadien des sables bitumineux commence à peine à mettre en oeuvre, a soutenu M. Mortlock.

La vitesse à laquelle peuvent être construites des installations d'exportation de gaz naturel de plusieurs milliards de dollars sur la côte ouest canadienne, permettant ainsi des affaires lucratives avec l'Asie, provoque également de l'incertitude.

M. Pow a ajouté que les difficultés à faire aller de l'avant les différents projets d'oléoduc en Alberta et les nouvelles règles fédérales d'investissements étrangers peuvent aussi causer de l'hésitation, parce que beaucoup de firmes dépendent des investissements étrangers pour mettre en valeur des ressources qui, sans cela, demeureraient inexploitées.

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