Infinito Gold réclame 1 milliard au Costa Rica

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Industrias Infinito, filiale d'Infinito Gold, avait obtenu en... (Photo Archives La Presse)

Agrandir

Photo Archives La Presse

Industrias Infinito, filiale d'Infinito Gold, avait obtenu en 2008 une concession pour exploiter une zone de 261 hectares dans le nord du Costa Rica, dont 191 abritaient la dernière forêt primaire du pays et qui aurait dû être abattue pour mener le projet à bien.

Agence France-Presse
SAN JOSÉ

La compagnie minière canadienne Infinito Gold va réclamer plus d'un milliard de dollars de compensation au Costa Rica pour l'annulation d'un projet minier aurifère dans le nord du pays, a-t-elle annoncé vendredi.

«Industrias Infinito a annoncé la décision de sa maison-mère, Infinito Gold, de poursuivre sa demande contre le Costa Rica» devant le Centre international de règlements des différends de la Banque mondiale (Cirdi), a déclaré à l'AFP un porte-parole de la compagnie, Yokebec Soto.

La compagnie canadienne va réclamer 1,092 milliard de dollars suite à l'annulation par la justice locale d'une concession accordée en 2008.

M. Soto a expliqué que vendredi prenait fin le délai de six mois au terme duquel les deux parties pouvaient parvenir à un accord négocié.

Industrias Infinito, filiale d'Infinito Gold, avait obtenu en 2008 du président Oscar Arias (2006-2010) une concession pour exploiter une zone de 261 hectares à Crucitas (nord), dont 191 abritaient la dernière forêt primaire du pays et qui aurait dû être abattue pour mener le projet à bien.

Mais en novembre 2010, après une intense mobilisation de défenseurs de l'environnement et d'hommes politiques, une décision judiciaire a ordonné au gouvernement d'annuler la concession, faisant valoir les conséquences néfastes pour l'environnement et les irrégularités dans l'octroi des permis d'exploitation.

Le projet prévoyait l'extraction d'un million de grammes d'or, représentant environ deux milliards de dollars.

Depuis avril, l'entreprise assure avoir proposé au gouvernement de parvenir à un accord négocié sur le montant de l'indemnisation qu'elle réclame, mais elle affirme n'avoir reçu aucune réponse.

«C'est regrettable parce que les deux parties vont devoir affronter un dispendieux processus qui aurait pu être évité. Le gouvernement a choisi sa voie et se trouve au bord de subir la plainte la plus chère de son histoire», selon M. Soto.

Les 1,092 milliards réclamés par la compagnie se décomposent en 92 millions au titre des investissements déjà réalisés et un milliard au titre du manque à gagner sur la production envisagée.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer