Le pétrole finit en baisse à New York, miné par le débat budgétaire

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Agence France-Presse
New York

Le pétrole a terminé en baisse jeudi à New York alors que les chances de parvenir rapidement à un compromis sur le budget des États-Unis semblaient s'amenuiser, risquant de déclencher une cure de rigueur forcée néfaste pour la demande de brut du pays.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en février a perdu 11 cents, pour s'établir à 90,87 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a clôturé à 110,80 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 27 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Les prix du pétrole sont tirés vers le bas par «ce qui apparaît comme la probabilité, de plus en plus forte, de la mise en oeuvre du +mur budgétaire+» aux États-Unis, a remarqué John Kilduff, d'Again Capital.

Si les responsables politiques ne parviennent pas à un accord avant le 1er janvier, une cure d'austérité forcée s'imposera au pays.

Or le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, a donné congé aux élus de son assemblée, affirmant que c'était désormais au Sénat, contrôlé par les démocrates, de faire le premier pas.

Mais le chef de file des démocrates au Sénat, Harry Reid, n'était pas disposé à répondre aux injonctions de son homologue de la Chambre. Pour lui, «il semblerait bien» que le pays n'évitera pas le «mur budgétaire».

«Il ne fait aucun doute que les hausses d'impôts et les coupes dans les dépenses qui entreraient alors automatiquement en vigueur, pèseront beaucoup sur l'économie américaine» et par ricochet sur la demande énergétique du pays, premier consommateur de brut de la planète, a souligné M. Kilduff.

Les cours du pétrole avaient pourtant débuté la séance en hausse, soutenus par «une prime de risque» liée à un regain de tensions au Moyen-Orient, a indiqué l'analyste.

En Irak, la région autonome du Kurdistan irakien a notamment décidé de quasi cesser ses exportations pétrolières tant que Bagdad n'aura pas procédé au versement d'un arriéré de paiement de près de 300 millions de dollars.

«Le problème pour le marché de l'énergie est que ce différend pourrait se transformer en quelque chose de beaucoup plus important», a souligné Phil Flynn, de Price Futures Group. «Il est évident que les Kurdes souhaitent leur indépendance, et que l'argent qu'ils récupèrent grâce à certains des champs de pétrole les plus productifs d'Irak leur donne un sentiment de pouvoir et d'influence».

Parallèlement, le groupe pétrolier russe Loukoïl a indiqué qu'il allait produire moins de brut que prévu sur le champ pétrolier géant de Qourna-ouest 2 en Irak, à la demande de Bagdad qui craint une baisse des prix.

L'annonce par les autorités des Émirats arabes unis du démantèlement d'une cellule saoudo-émiratie qui planifiait des actes «terroristes» aux Émirats, en Arabie saoudite et dans d'autres pays, entretenait aussi les craintes des investisseurs sur l'offre de brut dans la région.

Les opérateurs s'apprêtaient par ailleurs à surveiller de près le niveau des stocks de pétrole brut américains la semaine dernière avec la publication vendredi par le département de l'Énergie de ses statistiques hebdomadaires, retardée de deux jours en raison des fêtes.

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