Le pétrole s'est replié jeudi à New York

Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi à New York, reprenant leur... (Photo archives AFP)

Agrandir

Photo archives AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont terminé en baisse jeudi à New York, reprenant leur souffle après une nette progression la veille, dans un marché s'inquiétant des perspectives économiques aux États-Unis alors que des négociations sur le budget du pays semblaient piétiner à Washington.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier a lâché 88 cents à 85,89$, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché new-yorkais du brut, qui a ouvert en baisse, a accéléré son recul à la suite de commentaires d'élus du Congrès laissant augurer de longues négociations à Washington avant qu'un accord budgétaire crucial pour le pays ne soit conclu.

«Chaque fois que l'on sent que l'on s'éloigne d'un accord sur le mur budgétaire», une cure d'austérité forcée risquant de briser le faible élan de la reprise américaine faute d'accord politique avant 2013, «on craint une récession, on s'inquiète pour la demande» en brut, a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

Or, «avec ce que l'on a entendu aujourd'hui à Washington, on sent que l'on avance pas beaucoup et cela pèse de manière importante sur le marché», a-t-il souligné.

Le négociateur républicain et président de la chambre des représentants, John Boehner a notamment réitéré sa demande de réductions profondes des dépenses publiques en échange de tout compromis fiscal, à seulement 19 jours de ce «mur budgétaire».

D'autre part, les cours ont subi une correction technique au lendemain de l'annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) d'un nouveau programme de rachats d'actifs en janvier et du maintien d'un taux directeur quasi nul, qui avaient aidé le marché à nettement s'apprécier.

En effet, de telles mesures favorisent les actifs jugés risqués, comme les matières premières, les rendant plus intéressantes pour les investisseurs spéculatifs.

«Mais le marché digère également la désignation par la Fed de facteurs économiques, tel qu'un taux de chômage» supérieur à 6,5%, comme l'une des conditions pour maintenir son taux directeur entre 0 et 0,25%, a relevé John Kilduff, de Again Capital.

Le taux directeur de la banque centrale sera également lié aux perspectives d'inflation à moyen terme et aux attentes d'inflation à plus long terme.

«Identifier de telles cibles, cela montre que la Fed considère déjà à plus long terme un resserrement de sa politique monétaire», ce qui met sous pression les cours du brut, a-t-il ajouté.

Des ventes au détail jugées «décevantes» aux États-Unis en novembre, n'ont pas aidé non plus le marché, a noté Bill Baruch, de iiTrader.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer