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Projets d'exploitation de ressources: Québec sollicité
Photo Ivanoh Demers, archives La Presse
Les entreprises du secteur des ressources souhaitent que le gouvernement du Québec s'investisse davantage avec elles dans les débats locaux auprès de la population. Ci-dessus: du bois est chargé sur une barge, à l'île d'Anticosti.
«Au Québec, on laisse les entreprises se défendre seules contre tous ceux qui, de près ou de loin, sont susceptibles d'être dérangés par une éventuelle exploration ou exploitation d'une ressource minérale, forestière ou énergétique», dénonce la présidente-directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand.
La Fédération a présenté hier le bilan de sa tournée québécoise pour prendre le pouls des entreprises du secteur des ressources. «Dans toutes les régions du Québec, soutient l'organisme, les entreprises et les investisseurs déplorent le manque de soutien et d'accompagnement de la part du gouvernement, particulièrement lorsqu'il s'agit d'aller chercher un appui des communautés locales.»
La société d'exploration Pétrolia, dont la FCCQ a mis en lumière les doléances, tenait justement une rencontre d'information pour les citoyens de Gaspé hier soir. Le président André Proulx, joint là-bas par La Presse Affaires, est déçu de l'absence de représentants du gouvernement à ses côtés lors de ce genre de rencontre.
«La ressource appartient au gouvernement, explique M. Proulx. Pétrolia ne sera pas seule à en tirer des profits. Le gouvernement devrait tirer entre 40 et 50% des profits. On pense que ça n'appartient pas juste à Pétrolia de bien informer la population. Si on était en collaboration avec le gouvernement du Québec dans les campagnes de sensibilisation et d'information, on aurait beaucoup plus de crédibilité.»
M. Proulx veut éviter que les entreprises comme la sienne se retrouvent dans la même situation que dans le dossier du gaz de schiste. «Le gouvernement a laissé des entreprises aller à l'abattoir. Ce n'est pas une bonne approche.»
Des permis plus rapidement
La FCCQ demande également au gouvernement d'alléger le fardeau administratif des entreprises et d'accélérer l'attribution des permis. La Fédération souligne le cas d'Orbite Aluminae, en Gaspésie, qui «se débat pour obtenir les permis et certificats d'autorisation qui lui permettraient de démarrer le projet, du moins dans sa phase expérimentale. Dans ce dossier, le gouvernement et ses ministères semblent frappés d'attentisme». La direction d'Orbite n'était pas disponible pour apporter plus de précisions hier.
La FCCQ invite enfin le gouvernement à «offrir un régime de redevances attrayant et compétitif» et à «faciliter la formation de la main-d'oeuvre régionale et des communautés autochtones».
La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, n'était pas en mesure de commenter la sortie de la FCCQ avant notre heure de tombée.
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