Le pétrole plombé par la hausse des stocks d'essence

Les prix du pétrole ont reculé mercredi à New York, dans un marché plombé par... (Photo: AFP)

Agrandir

Photo: AFP

Agence France-Presse
New York

Les prix du pétrole ont reculé mercredi à New York, dans un marché plombé par un bond des stocks d'essence aux États-Unis et par des indicateurs économiques américains en demi-teinte, de mauvais augure pour la demande en pétrole du premier consommateur mondial.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier a perdu 62 cents à 87,88$, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a terminé à 108,81$ sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,03$ par rapport à la clôture de mardi.

Les cours, qui avaient ouvert en légère baisse, ont creusé leurs pertes après la publication des chiffres hebdomadaires du Département américain de l'Énergie (DoE).

«Ces chiffres étaient très baissiers pour les prix du brut, surtout en ce qui concerne les produits pétroliers», a noté John Kilduff, de Again Capital.

Ce dernier a certes fait état d'une chute de 2,4 millions de barils, huit fois plus forte qu'attendu, des réserves de brut aux États-Unis lors de la semaine achevée le 30 novembre, mais les stocks de produits raffinés ont en revanche bondi, en raison d'une forte accélération de l'utilisation des raffineries.

La publication de ces statistiques intervenaient en effet alors que la côte Est des États-Unis se remettait progressivement du passage fin octobre de l'ouragan Sandy qui avait provoqué des perturbations dans plusieurs raffineries et des terminaux de distribution.

Les stocks de produits distillés, qui incluent le gazole et le fioul de chauffage, très surveillés à l'approche de l'hiver, ont augmenté de 3 millions de barils, tandis que les réserves d'essence ont affiché un bond de 7,9 millions de barils, des hausses cinq fois plus importantes que prévu.

D'autre part, le marché était pénalisé par des indicateurs économiques mitigés aux États-Unis, a noté Phil Flynn, de Price Futures Group.

En effet, dans le secteur de l'emploi, crucial pour la reprise de la croissance de la première puissance économique mondiale, les embauches du secteur privé ont baissé aux Etats-Unis en novembre, selon une enquête mensuelle publiée par la société de services informatiques ADP.

Plus rassurant cependant, la productivité des entreprises aux États-Unis a été revue à la hausse au troisième trimestre, atteignant même son plus haut niveau depuis deux ans.

D'autre part, «une léger renchérissement du billet vert face à l'euro a accentué la pression sur les prix du brut», a souligné M. Kilduff, rendant moins attractifs les achats de matières libellées en dollars pour les acheteurs munis d'autres devises.

La nervosité des investisseurs restait aussi alimentée par l'impasse des discussions budgétaires aux États-Unis.

Faute d'accord entre les camps républicain et démocrate avant la fin de l'année, les courtiers craignent qu'une cure d'austérité fasse replonger le pays en récession et fragilise la demande en brut.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer