Malartic: le tiers des habitants quitterait la ville

La société Osisko a dû déplacer plusieurs maisons... (Photo Simon Diotte, collaboration spéciale)

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Photo Simon Diotte, collaboration spéciale

La société Osisko a dû déplacer plusieurs maisons pour pouvoir exploiter la mine à ciel ouvert à Malartic.

Près du tiers des habitants de Malartic quitterait la ville si on leur offrait la possibilité de déménager. Des universitaires ont mené une étude indépendante dans cette ville d'Abitibi marquée par l'arrivée d'une immense mine à ciel ouvert en milieu urbain. Quelque 31% des 306 répondants ont indiqué qu'ils iraient vivre ailleurs et, pour plus de la moitié de ce groupe, c'est afin «d'améliorer la qualité de l'environnement physique».

> Consultez l'étude

«Être un élu à Malartic, je me poserais des questions», dit Patrice LeBlanc, un des auteurs de l'étude et titulaire de la Chaire Desjardins en développement des petites collectivités de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

La mine Canadian Malartic, de la société Osisko, a ouvert au printemps 2011. L'étude, réalisée entre octobre et décembre 2011, montre aussi que les vibrations des dynamitages, la poussière et le niveau sonore élevé affectent négativement la qualité de vie d'environ deux tiers des résidants. Près de 70% sont inquiets pour leur santé. De même, plus du tiers des répondants présentaient un degré élevé de détresse psychologique, comparativement à une moyenne abitibienne de 22%, calculée dans une étude de 2008.

«Cela confirme nos appréhensions et nos craintes par rapport à ce projet de mine à ciel ouvert en zone urbaine», a réagi le porte-parole du Comité de vigilance de Malartic, Jacques Saucier.

Paradoxe

Paradoxalement, 84% des Malarticois sont globalement satisfaits de leur qualité de vie, le taux de satisfaction étant moins important dans les quartiers plus près de la mine.

La directrice des communications d'Osisko, Hélène Thibault, soutient que ce taux de satisfaction de 84% est une bonne nouvelle. «On va continuer à travailler avec les citoyens pour minimiser les impacts», assure-t-elle.

Quant au taux élevé de détresse psychologique, Mme Thibault l'attribue à la période du sondage, qui faisait suite à des déménagements et des négociations entre la société minière et des citoyens qui désiraient que leur maison, trop près de la mine, soit rachetée par la société. Une poignée de citoyens sont toujours en négociation aujourd'hui.

L'étude devrait être répétée quelques fois pendant la durée de vie de la mine.

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