Gouvernement Marois: Junex espère poursuivre l'exploration

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Jean-Yves Lavoie, président et fondateur de Junex.... (Photo Ivanoh Demers, La Presse)

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Jean-Yves Lavoie, président et fondateur de Junex.

Sylvain Larocque
La Presse Canadienne
Montréal

Le président et chef de la direction de Junex (T.JNX), Jean-Yves Lavoie, espère que le gouvernement Marois laissera son entreprise poursuivre son exploration pétrolière en Gaspésie et à l'île d'Anticosti.

La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a suscité l'ire de la jeune industrie pétrolière et gazière la semaine dernière en affirmant qu'elle ne voyait pas le jour où le gaz de schiste pourrait être exploité de façon sécuritaire.

En entrevue à la radio de Radio-Canada lundi, Mme Ouellet a carrément laissé entendre que le moratoire qui interdit actuellement toute fracturation hydraulique pour extraire du pétrole ou du gaz pourrait devenir permanent.

Junex a annoncé mardi que le forage cet été du puits numéro 4 de la propriété Galt, en Gaspésie, a confirmé «la présence d'une très épaisse colonne de pétrole». Ces travaux ont été autorisés malgré le moratoire en cours parce qu'ils ont été effectués au moyen de procédés conventionnels (sans fracturation du roc).

Au cours des 20 dernières années, Junex et ses partenaires ont investi environ 30 millions pour mener des forages sur la propriété Galt, située à environ 20 kilomètres de Gaspé. Selon M. Lavoie, il faudrait injecter 30 millions de plus et prévoir deux ans de travaux pour en arriver à la phase de production.

Or, compte tenu de la méfiance d'une grande partie de la population à l'égard du développement des hydrocarbures au Québec, en raison notamment de la vive controverse entourant le gaz de schiste, Junex ne juge pas opportun de consacrer toutes ses ressources au projet Galt.

Dans sa plate-forme électorale, le Parti québécois propose d'«adopter une politique d'indépendance énergétique pour réduire nos importations de pétrole et diminuer drastiquement notre consommation de pétrole et de gaz».

Le parti de Pauline Marois ne ferme pas complètement la porte à l'exploitation pétrolière, mais avant d'en arriver là, il veut demander au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) de produire une «étude complète de la filière» et mettre en place un régime de redevances qui permettrait à Québec de «récupérer plus de 50 pour cent du profit avant impôt».

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