Semafo: timide remontée de l'action

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La démission du président et fondateur de Semafo, la semaine dernière, a stoppé l'hémorragie du cours de l'action. Mais il reste toute une pente à remonter pour le nouveau président et chef de la direction, Benoit Desormeaux.

Le titre de la société montréalaise (SMF), qui exploite trois mines d'or en Afrique de l'Ouest, a conclu la journée d'hier à 3,50$ à la Bourse de Toronto, contre 3,16$ avant la démission de Benoit La Salle, le 8 août. L'action reste encore loin des 10$ d'il y a un an, et des 5,50$ de début juillet.

Les analystes ont généralement salué la décision de M. La Salle de laisser sa place à M. Desormeaux, qui occupait depuis 2004 le poste de vice-président et chef de l'exploitation. Mais cela ne suffit pas à relancer le titre de façon significative.

«Un changement de chef de la direction ne donnera pas de résultats immédiats, parce que les changements prennent du temps, soutient Kerry Smith, de Haywood Securities, dans une note aux investisseurs. Benoit Desormeaux hérite d'une société en solide position financière, mais à laquelle il manque une stratégie de croissance claire.» M. Desormeaux, un comptable, devrait d'ailleurs embaucher un chef de l'exploitation avec un savoir-faire technique, selon l'analyste.

Une série de mauvaises nouvelles

Récemment, Semafo a pâti d'une série de nouvelles mal reçues par les investisseurs au début juillet: baisses de la taille et de la teneur des réserves, hausse des coûts d'investissement pour le projet de «superfosse» à la mine Mana, et résultats peu concluants de tests métallurgiques pour une zone d'exploration. «Dans le marché actuel, les investisseurs cherchent des raisons de vendre, et Semafo leur en a donné plein.» Le titre avait plongé de 40% après ces nouvelles, un recul que plusieurs analystes avaient qualifié d'exagéré, incluant M. Smith.

«Nous pensons que les investisseurs devront être patients», avertit cependant M. Smith, qui croit au potentiel d'exploration à long terme.

Brian Christie, de Valeurs mobilières Desjardins, doute davantage. «Malgré la remontée de l'action après le départ de M. La Salle, nous ne croyons pas qu'il s'agisse d'un changement stratégique suffisant pour améliorer la valeur à long terme pour l'actionnaire.» Le 12 juillet, M. Christie avait réduit sa cible de 8,25$ à 4,50$ et abaissé sa recommandation de «acheter» à «conserver».

La majorité des analystes sondés par Bloomberg (14 sur 19) recommandent toujours l'achat du titre. La cible moyenne des analystes est de 6,04$.

Benoit La Salle a fondé Semafo il y a 17 ans. Il demeurera dans la société à titre de vice-président du conseil d'administration, président de la division Semafo Énergie et président du conseil de la fondation Semafo. MM. La Salle et Desormeaux n'étaient pas disponibles pour répondre à nos questions hier.

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