La Baie-James, eldorado minier

Le projet Matoush de Strateco, situé dans les... (Photo fournie par Strateco)

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Photo fournie par Strateco

Le projet Matoush de Strateco, situé dans les monts Otish, au nord-est du lac Mistassini et à 275 kilomètres de Chibougamau.

La région de la Baie-James recèle des ressources minérales identifiées d'une valeur de 40 à 50 milliards de dollars, d'après une recension du président de Mines Virginia (T.VGQ), André Gaumond. Et à vue de nez, seulement 15% de toute la région est explorée, estime le prospecteur.

Même si ces ressources ont été identifiées dans le sous-sol de la Baie-James, cela ne veut pas dire qu'elles seront toutes rentables à exploiter, a expliqué M. Gaumond dans une séance d'information pour les actionnaires de Virginia, la semaine dernière à Montréal. Cela montre néanmoins la richesse de la région, qui s'étend de la baie James vers le coeur du Québec à l'est, de chaque côté de la rivière La Grande.

Pour l'instant, les explorateurs miniers ont trouvé 11 millions d'onces d'or, plus de 2,6 milliards de tonnes de minerai de fer, 55 millions de livres d'uranium (en incluant le projet Matoush), 36 millions de carats de diamants (projet Renard), du cuivre, du zinc et du lithium.

Au coeur de la région se trouve aussi le gisement aurifère de classe mondiale Éléonore, découvert par Mines Virginia, puis racheté et développé par Goldcorp. La construction de la mine va bon train et la production devrait démarrer en 2014. Avec plus de 600 000 onces d'or par année, cela placera la mine parmi les plus importantes du pays. Surtout, cela représentera pour Virginia des droits d'exploitation qui pourraient atteindre 25 millions de dollars dans les meilleures années de production, d'après l'analyste minier de Valeurs mobilières Banque Laurentienne, Éric Lemieux.

Et qui sait, Virginia pourrait devenir l'une des premières, sinon la première société d'exploration minière autosuffisante, avance André Gaumond.

Pionnier

Mines Virginia a été l'un des pionniers de l'exploration de la Baie-James et reste l'un des plus grands détenteurs de titres miniers dans la région. La société donne désormais la priorité au développement du projet Coulon de cuivre, zinc et argent, au nord-ouest du réservoir Caniapiscau. Mais «le zinc n'est pas aussi sexy que l'or», a expliqué André Gaumond à ses actionnaires, et il présente ses propres défis.

Les projets de métaux de base obligent les entreprises à prendre en considération le transport vers des raffineries de l'éventuel concentré produit à la mine. Cela nécessite donc des infrastructures plus imposantes que dans un projet aurifère, et entraîne des coûts élevés pour acheminer le concentré à partir d'un endroit aussi isolé que Coulon. Toutefois, si la route 167 qui montera vers le projet Renard est prolongée par la suite jusqu'à la route Transtaïga, dans le cadre du Plan Nord, cela pourrait résoudre une partie du problème.

Le zinc

Le nombre de sociétés plus restreint dans l'extraction du zinc (Nyrstar, Teck, Xstrata) que dans l'or limitera aussi le nombre d'acheteurs potentiels pour le projet Coulon - car Virginia ne compte pas développer une mine elle-même. «Dans le secteur du zinc, ce sont de grands acteurs qui recherchent de grands gisements, explique M. Gaumond. Notre défi, c'est donc d'augmenter les ressources.»

Le dernier calcul de ressources, en février 2009, faisait état de 14 millions de tonnes de minerai à environ 3,84% de zinc, pour plus de 500 000 tonnes de métal. Le zinc se vend actuellement à environ 1760$ US la tonne. André Gaumond affirme attendre d'avoir une augmentation substantielle des ressources avant de publier un nouveau calcul.

Le titre de Mines Virginia (T.VGQ) se négocie ces jours-ci aux alentours de 9$ à la Bourse de Toronto.

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