Les spéculations sur la Fed entraînent le pétrole à la hausse

Un puits de pétrole en Chine.... (Photo : AFP)

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Un puits de pétrole en Chine.

Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont terminé en hausse mardi à New York, entraînés par les spéculations entourant la réunion de la Réserve fédérale américaine qui s'achève mercredi, le marché s'attendant à l'annonce de mesures de relance.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juillet a pris 76 cents par rapport à lundi, finissant à 84,03$ sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le marché a été porté par «l'optimisme suscité par l'annonce» jugée très probable de la Fed, mercredi, à l'issue des deux jours de rencontre de son Comité de politique monétaire (FOMC), a indiqué Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

Nombre d'investisseurs de Wall Street jugent inévitable une action de la banque centrale tant les perspectives économiques sont ternes aux États-Unis. Il en va de la «crédibilité» de l'institution de Washington, disent certains analystes.

L'hypothèse la plus répandue est la prolongation de l'«Opération Twist» lancée en septembre dernier. Cette mesure consiste à convertir une partie des obligations d'État américaines à court terme en titres du Trésor à plus long terme

La progression des cours de pétrole, libellés en dollars, s'explique par ailleurs par la hausse de l'euro, ainsi que par le fait que «les derniers développements en Europe ont été intégrés dans le marché», a fait valoir Phil Flynn, de Price Future Group.

En outre, le marché a été dopé par un article du quotidien britannique The Guardian selon lequel les pays européens se sont entendus, en marge du G20 qui se tient au Mexique, pour utiliser les ressources du fonds de secours de la zone euro (FESF, qui sera remplacé début juillet par le Mécanisme européen de stabilité MES) pour acquérir une partie de la dette des pays proches de la faillite.

Selon le journal, qui cite des responsables du G20, «une annonce pourrait être faite dans les prochains jours».

Si cela était vrai, «cela serait positif car cela soutiendrait la demande de pétrole en Europe», où les perspectives de croissance sont moroses, a noté M. Smith.

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