Obama veut accélérer l'approbation de Keystone

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La construction du tronçon sud de l'oléoduc Keystone XL de TransCanada devrait commencer en juin.

Ken Thomas
Associated Press
Oklahoma City

Le président américain Barack Obama a demandé jeudi aux agences fédérales réglementaires d'accélérer le mécanisme d'approbation pour la construction de la portion sud de l'oléoduc Keystone XL de TransCanada.

Ce tronçon de 780 kilomètres doit relier la ville de Cushing, dans l'Oklahoma, aux raffineries de la côte américaine du golfe du Mexique. Ce projet devrait régler un problème d'engorgement dans l'acheminement du pétrole produit par les États du Midwest vers ces raffineries du Texas.

Plus tôt cette année, le président Obama avait retardé la construction de l'oléoduc Keystone XL en réponse, notamment, aux préoccupations exprimées par différents groupes environnementaux.

La construction du tronçon sud devrait commencer en juin. TransCanada, dont le siège social se trouve à Calgary, a dit espérer compléter ces travaux de 2,3 milliards de dollars l'an prochain.

Les consommateurs américains sont confrontés à une flambée du cours du carburant à la pompe, et le président Obama - en cette année d'élection présidentielle - se défend d'avoir délaissé la production intérieure au profit des projets d'énergie verte.

Cette décision survient quelques heures après que des dirigeants de l'industrie pétrolière américaine eurent réprimandé Barack Obama, à la veille de sa visite à Cushing, lui demandant de donner le feu vert à la construction de la totalité du pipeline, et pas seulement à une portion de celui-ci.

Dans une lettre ouverte publiée mercredi dans le quotidien The Oklahoman, les dirigeants américains ont indiqué que le projet devrait recevoir son approbation dès maintenant et pas «après les élections».

La cour d'emmagasinage de Cushing abrite les tuyaux qui doivent être utilisés pour la construction du pipeline reliant les États producteurs de pétrole jusqu'aux raffineries texanes du golfe du Mexique. Pour l'instant, le transport vers le sud du pétrole brut provenant du Dakota du Nord et du Montana, notamment, est entravé par la capacité insuffisante des oléoducs existants et par une pénurie de wagons-citernes.

Le processus d'approbation pour la construction d'un oléoduc peut prendre jusqu'à un an, un délai que M. Obama souhaite voir amputer de plusieurs mois.

Les environnementalistes organisent depuis des mois des campagnes pour protester contre la construction du pipeline Keystone XL, dénonçant le transport du pétrole issu des sables bitumineux de l'Alberta, qu'ils qualifient de «pétrole sale», à travers six États américains, jusqu'aux raffineries texanes.

Le département d'État américain doit encore prendre une décision quant à la construction de la totalité de l'oléoduc, affirmant avoir besoin de plus de temps pour mener des études environnementales approfondies sur les effets d'un nouveau tracé traversant un aquifère fragile du Nebraska.

En novembre, le département d'État avait reporté sa décision à après les élections présidentielles de novembre prochain, motivant sa décision par ses inquiétudes concernant l'aquifère.

Or, plusieurs ont accusé Barack Obama de poser un geste visant à calmer les environnementalistes faisant partie de la base partisane du président démocrate, tout en augmentant ses chances d'être réélu.?

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