Autoroutes de l'énergie: à Montréal, un jour

À mesure que la production augmente en Alberta, la probabilité que du pétrole tiré des sables bitumineux soit acheminé à Montréal augmente également.

Actuellement, aucune des raffineries encore en activité au Québec, celle de Suncor à Montréal-Est et celle d'Ultramar à Lévis, ne sont en mesure de traiter le brut de l'Alberta, à moins d'investissements considérables dans des installations de préraffinage.

Suncor, qui est aussi producteur de pétrole bitumineux, songe à ce genre d'investissement pour sa raffinerie de Montréal. Du temps qu'elle appartenait encore à Petro-Canada, la raffinerie avait un projet d'installer une unité de cokéfaction qui lui aurait permis de traiter du pétrole plus lourd.

Enbridge, le promoteur de projet Northern Gateway, jongle lui aussi avec la possibilité d'ouvrir le marché de l'Est du pays au pétrole de l'Alberta.

Il a entrepris dans ce but des démarches pour renverser un segment du pipeline qui achemine du pétrole de Montréal vers Sarnia. L'office national de l'Énergie examine actuellement une demande d'Endbridge de faire couler d'ouest en est la partie du pipeline entre Sarnia et Westover en Ontario.

Une fois rendu à Westover, le pétrole albertain pourrait ensuite être acheminé à Montréal. Il serait possible d'acheminer du brut albertain jusqu'à Portland, Maine, en inversant le flot d'un des tuyaux qui transporte actuellement le brut importé de Portland jusqu'à Montréal.

La réalisation de ce projet qui soulève déjà l'opposition des environnementalistes dépend de plusieurs facteurs, dont l'échéancier de réalisation des projets Keystone XL et Northern Gateway. Si ces mégaprojets prennent du retard, le développement du marché de l'Est pourrait devenir prioritaire pour les producteurs de pétrole de l'Ouest, qui sont les clients et la raison d'être des pipelines.

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