Amiante: des opposants pas convaincus par un homme d'affaires

L'homme d'affaires montréalais Baljit Chadha était à Ottawa... (Photo: Graham Hughes, La Presse Canadienne)

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L'homme d'affaires montréalais Baljit Chadha était à Ottawa dans le cadre de sa croisade pour discuter avec les détracteurs de son industrie et infléchir leur position.

Les opposants à l'amiante canadien affirment ne pas avoir changé d'avis sur ce minerai à l'issue de rencontres tenues lundi avec un puissant représentant de l'industrie.

L'homme d'affaires montréalais Baljit Chadha était à Ottawa dans le cadre de sa croisade pour discuter avec les détracteurs de son industrie et infléchir leur position.

M. Chadha tente de redorer le blason de l'industrie de l'amiante tout en sollicitant une garantie de prêt du gouvernement du Québec, ce qui permettrait de rouvrir la mine Jeffrey, l'une des deux dernières mines d'amiante du Canada.

Les réunions tenues lundi avec des opposants infatigables de l'amiante ne semblent toutefois pas avoir porté de fruits: l'un des groupes rencontrés a publié un communiqué de presse à l'issue de leur entretien condamnant une fois de plus cette industrie.

Et un autre critique du matériau controversé, le député néo-démocrate Pat Martin, a indiqué avoir eu une discussion animée avec M. Chadha sur les impacts de l'amiante dans les pays émergents.

M. Martin a dit ne pas croire l'homme d'affaires lorsqu'il affirme qu'il serait possible de surveiller adéquatement l'usage sécuritaire de l'amiante à l'étranger, par le truchement d'inspecteurs.

Le député Martin soutient qu'il a dit à M. Chadha que l'exportation de la substance cancérigène vers des pays en développement était un acte répréhensible sur le plan moral et éthique.

L'homme d'affaires montréalais s'est aussi entretenu lundi avec des opposants de l'amiante de l'Institut Rideau. Moins d'une heure après leur rencontre, le groupe a publié un communiqué condamnant M. Chadha, qui ferait fi, selon eux, des avis d'experts en santé pour des raisons de gains personnels.

M. Chadha plaide que la dangereuse substance peut être utilisée de façon sécuritaire, et ce, même dans les pays plus démunis.

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