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Nette progression pour le pétrole
Photo AP
Le marché pétrolier suivait les places boursières européennes, en pleine déprime au lendemain de la réunion de la Fed. L'institution a annoncé de nouvelles mesures de soutien à l'économie, visant à faire baisser les taux d'intérêt à long terme.
Agence France-Presse
New York
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en octobre a terminé à 75,17$, en hausse de 1,81$ par rapport à la veille.
À l'unisson de Wall Street, dans un sursaut du moral des investisseurs, le marché pétrolier a enregistré sa troisième séance de hausse.
«Le marché réagit aux commentaires du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke disant que (la banque centrale) serait présente si l'économie montrait des signes supplémentaires de détresse», a indiqué Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Le président de la banque centrale des États-Unis a affirmé vendredi dans un discours de rentrée que la reprise économique de son pays se poursuivait, mais a laissé entendre que son institution risquait de devoir prendre de nouvelles mesures de soutien pour contrer le ralentissement.
De telles mesures pourraient combiner deux effets positifs pour les prix du pétrole: une politique monétaire accomodante pèse sur le dollar et rend les prix libellés dans la monnaie américaine plus attractifs pour les investisseurs munis d'autres devises. Un soutien à l'économie signifierait «le maintien d'un niveau constant de la demande de pétrole», selon Andy Lipow.
À l'ouverture, le marché s'était montré hésitant après les chiffres du produit intérieur brut américain. Selon la deuxième estimation officielle du PIB du deuxième trimestre, publiée peu avant l'ouverture du marché pétrolier, la croissance économique des États-Unis a été de 1,6% en rythme annuel.
C'est une forte baisse par rapport à la précédente estimation (2,4%), mais la révision est moindre qu'attendu par les analystes (1,4%).
«Cela a été une mauvaise semaine pour les statistiques économiques, de l'immobilier à l'activité manufacturière. Ce rapport sur le PIB est un peu considéré comme une victoire morale», a estimé Phil Flynn, de PFG Best Research.
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