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Oyu Tolgoï

Frédérick Lavoie, collaboration spéciale
La Presse
Après de premières prospections concluantes, Ivanhoe Mines s'est engagée dans le projet en mai 2000. En octobre 2009, après un long processus de négociation avec l'État mongol et un milliard de dollars d'investissement dans la prospection et le développement du projet, l'entente pour l'exploitation était finalement signée.
Le gouvernement mongol contrôlera 34% des parts dans la compagnie conjointe OT LLC, sans toutefois avoir à investir un sou dans le développement. L'anglo-australienne Rio Tinto, actionnaire minoritaire d'Ivanhoe Mines (22,4%), agira comme «partenaire stratégique», aidant au financement du projet, estimé à 5 milliards. Selon l'accord, les normes fiscales et réglementaires pour l'exploitation du site sont fixées pour 30 ans.
La construction des infra-structures de la mine devrait être terminée en 2012. Le début de l'exploitation est prévu pour l'année suivante. À pleine capacité, Oyu Tolgoï devrait fournir jusqu'à 450 000 tonnes de cuivre et 330 000 onces d'or durant 60 ans. Sa production représenterait alors entre 10% et 15% du PIB de la Mongolie.
Maintenant que l'entente finale est conclue, Oyu Tolgoï est un projet à «faible risque» pour Ivanhoe Mines, selon Graeme Hancock, analyste du secteur minier à la Banque mondiale.
Fin avril, le gouvernement mongol a pourtant promis à un mouvement civil qui faisait la grève de la faim notamment pour contester les termes de l'entente d'Oyu Tolgoï de la réévaluer. Une promesse qu'il a peu de chance de tenir, mais qui rappelle la fragilité des accords commerciaux en Mongolie.
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