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Fermetures de raffineries: le gouvernement se désintéresse-t-il de l'industrie?
Photo Martin Chamberland, La Presse
Daniel Cloutier, le représentant national du Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier estime que le raffinage du pétrole permet de diminuer le coût de l'essence à la pompe.
La Presse Canadienne
L'absence d'intervention politique lors de la fermeture de raffineries québécoises, dont Shell est le plus récent exemple, semble démontrer un désintérêt du gouvernement envers l'industrie, a affirmé Jacques Vanier, président de la section locale 175 du syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP).
Toujours selon lui, la sécurité énergétique de la province devrait pourtant préoccuper le gouvernement malgré la pollution causée par l'industrie.
Il est d'avis qu'un nombre minimal de raffineries est nécessaire pour éviter qu'une trop grande portion d'essence déjà raffinée ne soit achetée de l'étranger, accroissant ainsi la dépendance énergétique du Québec.
Daniel Cloutier, le représentant national du SCEP, est du même avis. Selon lui, le raffinage du pétrole permet de diminuer le coût de l'essence à la pompe. En cas de conflit politique ou commercial, il juge que l'approvisionnement en pétrole brut serait plus facile que celui en essence.
Les deux représentants syndicaux ne croient cependant pas que la raffinerie de Petro-Canada soit la prochaine à mettre la clé sous la porte. Même si l'entreprise partageait certains coûts avec sa voisine Shell, comme les frais d'exploitation du pipeline de Portland, Jacques Vanier ne pense pas que cela va affecter la rentabilité de Petro-Canada, qui verra peut-être même ses revenus augmenter.
Quant à Daniel Cloutier, il indique que le syndicat a l'intention de former une coalition avec des politiciens et des acteurs de la société civile afin de lancer une campagne de sensibilisation auprès de la population pour expliquer les risques posés par la fermeture des raffineries au Québec.
Si la raffinerie Shell ferme bel et bien ses portes, M. Cloutier précise qu'il n'y aura plus que deux raffineries au Québec, soit celle d'Ultramar à Saint-Romuald et celle de Petro-Canada à Montréal-Est.
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