- Accueil >
- Affaires >
- Économie >
- Énergie et ressources >
- L'exception Cascades
L'exception Cascades
Photo: Jessica Garne, La Tribune
La fabrication de carton et de papiers d'emballage n'a pas subi durement les contrecoups de la récession. Celle des papiers tissus -hygiéniques et autres- n'a pas été touchée. C'est précisément ce que vend Cascades.
La performance de la firme contraste avec celle du reste de l'industrie. Le 11 décembre, elle a bien fermé définitivement sa cartonnerie Norampac, de Québec. Mais, dans l'ensemble de ses 28 autres unités de production québécoises, il n'y a pratiquement pas eu d'arrêts de production, en 2009, rapporte Didier Filion, directeur des relations avec les investisseurs pour Cascades.
Pendant la même année, les autres entreprises ont multiplié les fermetures d'usines. Les 340 employés à Beaupré peuvent en témoigner, eux qui ignorent si leurs machines à papier redémarreront.
Ce n'est pas un cas unique pour le propriétaire de cette usine: AbitibiBowater a aussi arrêté pour une durée indéterminée la production à Dolbeau et presque toutes ses usines ont été touchées, en 2009, par des suspensions d'activités, variant d'une semaine à trois mois...
AbitibiBowater s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite à la mi-avril, au Canada comme aux États-Unis. Le titre de Cascades a grimpé de 1,03 $ par action pendant les neuf premiers mois de l'année.«Forêt urbaine»
Ce succès repose en partie sur le créneau très «tendance» que l'entreprise occupe: le créneau environnemental. C'est particulièrement vrai pour son approvisionnement en matière première. Elle vient de la «forêt urbaine», c'est-à-dire le recyclage du papier et du carton que contiennent nos bacs bleus.
«C'est un des gros facteurs» pour Cascades, répond M. Filion. C'est d'autant plus vrai que le coût de cette matière première a «beaucoup chuté» en début d'année.
M. Filion fait remarquer que pour son usine de Saint-Jérôme, au nord de Montréal, l'idée d'utiliser la «forêt urbaine» a été poussée un peu plus loin. Les installations utilisent les biogaz récupérés du dépotoir régional, pour produire la vapeur nécessaire au procédé.
Le type de produits fabriqués avantage aussi Cascades. L'entreprise n'évolue pas dans le domaine du papier journal, dont la demande s'est effondrée, au cours des dernières années, sans espoir de récupérer les marchés traditionnels.
La fabrication de carton et de papiers d'emballage n'a pas subi durement les contrecoups de la récession, explique Didier Filion. Celle des papiers tissus -hygiéniques et autres- n'a pas été touchée, fait savoir notre interlocuteur. C'est précisément ce que vend Cascades.
Partager |
|
Tweet |
|
La Presse Affaires vous suggère
Industrie forestière: grosse sécheresse... et des pousses vertes
Les malheurs de l'industrie québécoise qui vit de la forêt se sont poursuivis en 2009. Mais ils sont de plus en plus nombreux à lui prédire une... »
publicité
publicité
- Pour Genivar, le nuage de la corruption ne menace pas la croissance
- Astral: Greenberg n'aura pas sa prime de 25 millions
- Le PIB est demeuré stable au Québec en février
- Walmart de Jonquière: les 192 congédiements étaient légaux
- RIM: la démission d'un haut dirigeant fait reculer le titre
- L'image «maganée» de Montréal
publicité
publicité
