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Les bonnes nouvelles stimulent le pétrole
Agence France-Presse
New York
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en octobre a terminé à 71,94$, en progression de 63 cents par rapport à la clôture de mercredi.
Hésitants une partie de la séance, les cours ont signé «une forte remontée dans la dernière heure» d'échanges, a observé Ellis Eckland, courtier indépendant. «Le dollar a baissé, c'est un facteur de soutien, et la Bourse est montée, c'est un facteur de soutien», a-t-il expliqué.
Affaiblissement de la monnaie américaine et hausse des marchés boursiers reflètent en général l'optimisme des investisseurs quant aux perspectives économiques, et donc de la demande d'or noir.
Un dollar à la valeur plus faible rend en outre le brut moins cher pour les acheteurs munis d'autres devises.
Le marché avait peiné à trouver une direction après la diffusion des statistiques hebdomadaires sur les réserves pétrolières américaines.
D'un côté les stocks de brut ont chuté de 5,9 millions de barils la semaine dernière, soit près de quatre fois plus qu'attendu, mais de l'autre ceux d'essence et de produits distillés ont connu des progressions massives.
Pour Ellis Eckland, ce rapport est globalement «assez haussier» en terme de cours, d'autant que la consommation de produits pétroliers des Américains s'affichent désormais en hausse sur un an.
«La principale faiblesse du marché pétrolier mondial se situe aux États-Unis, et on voit des chiffres officiels qui montrent une solidité sur ce plan», a-t-il commenté.
Toujours sur le front de la demande, l'AIE, qui représente les intérêts des pays industrialisés, table désormais sur une contraction de la consommation d'or noir de 2,2% cette année par rapport à l'an dernier, contre -2,7% dans son dernier rapport mensuel.
Cette révision correspond à 500 000 barils de plus par jour, «une quantité assez significative, et cela contribue à faire monter les cours», a jugé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
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