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Le pétrole se replie avec le statu quo de l'OPEP
Photo: Agence France-Presse
L'OPEP a décidé l'an dernier de réduire sa production de 4,2 millions de barils par jour au total. Mais ces baisses n'ont été appliquées qu'à 80%.
Agence France-Presse
Londres
Vers 19h10, sur le New York Mercantile Exchange, le baril de light sweet crude pour livraison en avril s'échangeait à 44,80 $ US, en baisse de 1,45 $ par rapport à son cours de clôture de vendredi.Le baril de brut avait dépassé les 48 $ US la semaine dernière alors que certains membres de l'OPEP se prononçaient pour une nouvelle baisse de l'offre.
Mais le cartel, qui s'est réuni dimanche à Vienne, a finalement annoncé qu'il laissait inchangés ses quotas de production de brut, en attendant une nouvelle réunion à la fin de mai. Il a expliqué se concentrer sur l'application des réductions de production décidées en 2008.
L'OPEP a décidé l'an dernier de réduire sa production de 4,2 millions de barils par jour (mbj) au total pour répondre à la baisse de la demande mondiale d'or noir, qui a fait plonger les prix depuis juillet.
«Avec des stocks mondiaux représentant 61 jours de consommation, l'OPEP va devoir respecter totalement ses quotas pour faire baisser ces réserves pendant le printemps, une période de faible consommation», a jugé Lawrence Eagles, de la banque JPMorgan Chase.
Et ce même si «le marché du brut est globalement équilibré (peut être même en léger déficit», a estimé l'analyste.
«En réalité, les baisses de production sont respectées à presque 85%, ce qui est déjà un record», a observé Phil Flynn, d'Alaron Trading, en soulignant la difficulté pour les pays du cartel de faire mieux.
D'autant que la plus grande partie du brut retiré du marché vient de l'Arabie saoudite, et que les autres membres se montrent plus réticents à réduire leurs exportations, ce qui se traduit par moins de revenus, selon l'analyste.
«Les membres de l'OPEP comptaient sur l'Arabie saoudite pour les sauver (...). Les Saoudiens ont décidé qu'ils en ont assez fait», a expliqué M. Flynn.
En outre, pour Lawrence Eagles, «les prix du pétrole disposeront de peu de marge de progression à la hausse tant qu'on ne verra pas d'amélioration claire de l'environnement macroéconomique».
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