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Le pétrole à 40 $ US néfaste pour l'économie ?
Photo: Associated Press
L'OPEP dit s'inquiéter parce que les prix à la pompe qui soulagent le consommateur n'encouragent pas l'investissement au sein de l'industrie énergétique.
Agence France-Presse
New York
C'est ce qu'affirme l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), contrairement à ce qu'a affirmé récemment l'Agence internationale de l'énergie (AIE).«L'AIE a dit que le monde pouvait espérer tirer une stimulation économique de 1000 milliards si les prix du pétrole se maintenaient autour des 40 $ le baril en 2009», a indiqué le secrétaire général de l'organisation Abdallah Salem el-Badri cité dans un communiqué publié à Vienne.
«La modération des prix après les niveaux extrêmes de l'été dernier (147 $ le baril en juillet) apporte un soulagement à court terme aux consommateurs. Cependant si cet environnement de bas prix persiste, ce soulagement à court terme ne se transformera pas en gain à long terme», a souligné M. el-Badri en ajoutant «nous voulons tous voir l'économie mondiale se redresser aussi vite que possible.»
Mais «les prix du pétrole doivent se trouver à des niveaux capables de soutenir la croissance économique, en soutenant les investissement à plus long terme dans l'ensemble de l'industrie énergétique. La baisse des prix du brut conduit inévitablement à la réduction des investissements», a-t-il averti.
L'Arabie saoudite, premier producteur mondial est déterminée à ramener le cours du baril à 75 $, un prix qu'elle estime «juste».
Cependant même l'AIE, qui représente les consommateurs de pétrole, a reconnu qu'une réduction des investissements de la part de l'OPEP actuellement «pouvait menacer l'approvisionnement autour de 2013 et conduire à nouveau à une flambée des prix», selon le responsable du cartel.
L'OPEP, tout en partageant l'idée de l'AIE qu'il y aura un problème d'approvisionnement vers 2013 si le secteur n'investit pas suffisamment, a néanmoins indiqué que la position de l'agence «était confuse»: tout en demandant de maintenir les prix autour de 40 $, l'AIE veut des investissements qui ne peuvent être économiquement rentables à ces prix là, selon M. el-Badri.
Les ministres de l'OPEP se réunissent le 15 mars à Vienne notamment pour faire le point sur l'évolution des prix.
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