Le prix du panier d'épicerie dégringole... encore

En décembre, le prix du panier d'épicerie a... (Photo André Pichette, Archives La Presse)

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En décembre, le prix du panier d'épicerie a diminué de 5,2 % selon une recherche effectuée par BMO Marchés des capitaux.

Photo André Pichette, Archives La Presse

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Bonne nouvelle pour les consommateurs, la déflation alimentaire se poursuit. En décembre, le prix du panier a diminué de 5,2 % selon une recherche effectuée par BMO Marchés des capitaux. La baisse est particulièrement prononcée à Montréal.

Plus concrètement, ce qui coûtait 100 $ en décembre 2015, ne coûtait plus que 94,80 $ en décembre dernier. La recherche a été effectuée à Toronto et à Montréal.

La tendance baissière a commencé en juin. Les deux autres reculs les plus prononcés sont survenus en novembre (-3,1 %) et en octobre (-4,3 %).

L'institution financière reconnaît elle-même les limites de son analyse, étant donné la petitesse de son échantillon. Chaque mois, elle recense les prix de 70 produits alors que les supermarchés en vendent plus de 20 000. Mais la méthode offre un bon point de vue sur la tendance à la baisse ou à la hausse des prix.

DES BAISSES DANS TOUS LES RAYONS

L'auteur de la recherche, Peter Sklar, précise certains faits intéressants : 

- La déflation est plus prononcée à Montréal qu'à Toronto, surtout dans les enseignes à bas prix (Maxi et Super C).

- Ce sont les produits frais (viande, fruits, légumes) qui contribuent le plus à la baisse des prix. Ce phénomène est autant visible dans les supermarchés traditionnels (Metro, IGA, Provigo) que dans les enseignes à bas prix.

- Le prix des produits laitiers diminue dans tous les types de supermarchés et dans les deux provinces.

- La déflation au rayon des produits non périssables commence à se faire sentir dans les enseignes traditionnelles. Jusqu'ici, des baisses avaient uniquement été observées dans les enseignes à bas prix.

Peter Sklar s'inquiète des conséquences de cette tendance sur les résultats financiers des supermarchés. Car la déflation fait diminuer les ventes et souvent les profits.

MÉTÉO ET SURPLUS AMÉRICAINS

La BMO ne précise pas les causes de la déflation. Cependant, on sait que le phénomène météorologique El Niño subi l'an dernier n'y est pas étranger.

On se rappellera qu'à partir de décembre 2015, le froid, les inondations et le gel avaient bousillé de nombreuses récoltes, autant au Mexique qu'en Californie et en Floride. Cette année, c'est l'inverse. La météo est favorable partout. Résultat, le chou-fleur est passé de 8 $ il y a un an à 4 $ actuellement. Idem pour les poivrons verts, les courgettes et les brocolis.

De plus, les États-Unis sont aux prises avec d'importants surplus (produits laitiers, grains et viandes), la demande chinoise étant moins forte en raison de la force du billet vert. Des analystes évoquent également la guerre que se livrent les supermarchés américains pour attirer la clientèle. La baisse du coût du transport serait aussien cause.

BMO Marchés des capitaux rappelle que Statistique Canada a annoncé que la déflation alimentaire (achats effectués en magasins seulement) en novembre avait été de 2 %. Les données de décembre seront connues le 20 janvier. Peter Sklar s'attend à une déflation supérieure à 2 %.

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