La moitié des Québécois pessimistes

Quatre Québécois sur cinq ne prévoient pas effectuer... (PHOTO Nadine Hutton, Archives Bloomberg)

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Quatre Québécois sur cinq ne prévoient pas effectuer un achat important comme une automobile, des électroménagers ou des meubles dans la prochaine année.

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La moitié des Québécois croient que la situation économique de la province se détériorera au cours de la prochaine année, révèle un sondage effectué par le Groupe Altus pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), qui sera dévoilé aujourd'hui. Seuls 15 % des répondants estiment, au contraire, qu'il y aura une amélioration. Ces proportions sont sensiblement les mêmes qu'il y a un an.

À plus long terme, les Québécois ne sont pas beaucoup plus optimistes. Quand on leur demande quel sort attend la province au cours des trois prochaines années, 42 % arrêtent leur choix sur « chômage/récession ». Le quart des répondants prédisent de la croissance et un autre quart d'entre eux entrevoient « une stagnation » ou « un mélange des deux ».

Par ailleurs, 65 % des sondés pensent que le revenu de leur ménage augmentera moins vite que l'inflation.

Résultat, l'indice de confiance des consommateurs québécois demeure faible. Il s'établit en effet à 84,8 points. « Il y a encore plus de pessimistes que d'optimistes, donc l'indice est encore en bas de 100. Mais la situation s'améliore », a commenté le PDG du CQCD, Léopold Turgeon. L'hiver dernier, l'indice était à un creux des 10 dernières années, à 78,7 points.

À la lumière de ces résultats, il n'est donc pas étonnant de constater que 80 % des Québécois ne prévoient pas effectuer un achat important comme une automobile, des électroménagers ou des meubles dans la prochaine année.

En fait, parmi toutes les catégories de produits, une seule bénéficie d'une hausse des intentions d'achat en 2016 : les biens liés à la mode (vêtements et chaussures). Il s'agit d'une petite amélioration, puisque l'an dernier, les intentions d'achat étaient négatives dans toutes les catégories. L'informatique et l'électronique affichent les reculs les plus marqués.

Le sondage téléphonique a été réalisé auprès de 1004 adultes du 2 au 16 février. La marge d'erreur est de 3,2 %, 19 fois sur 20.

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