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Les Ailes fermeront aussi à Brossard et à Sainte-Foy

Ivanhoé Cambridge a négocié avec son locataire une... (Photo Rémi Lemée, archives La Presse)

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Ivanhoé Cambridge a négocié avec son locataire une entente «flexible» afin que Les Ailes poursuivent leurs opérations jusqu'à ce que d'autres détaillants prennent le relais.

Photo Rémi Lemée, archives La Presse

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Le magasin Les Ailes de la mode du centre-ville de Montréal n'est pas le seul qui s'apprête à fermer ses portes. Ceux de Brossard et de Sainte-Foy subiront le même sort. Ivanhoé Cambridge a racheté les trois baux dans l'espoir d'accueillir des détaillants plus performants dans ses centres commerciaux, a appris La Presse Affaires.

«Beaucoup d'efforts sont mis pour redévelopper ces espaces, pour faire mieux, pour différencier nos propriétés. [...] On ne veut pas juste recycler les espaces, on veut les redéfinir», a confirmé Claude Sirois, cochef de l'exploitation et vice-président exécutif pour Québec d'Ivanhoé Cambridge.

Les magasins se trouvent au Complexe Les Ailes sur la rue Sainte-Catherine Ouest (depuis 2002), au Mail Champlain à Brossard (depuis 1994) et à Place Sainte-Foy (depuis 1997). Ivanhoé Cambridge a négocié avec son locataire une entente «flexible» afin que Les Ailes poursuivent leurs opérations jusqu'à ce que d'autres détaillants prennent le relais. Les espaces vides nuisent à l'image des centres commerciaux.

Les trois locaux de quelque 70 000 pieds carrés chacun seront-ils loués au même détaillant? Seront-ils subdivisés pour accueillir plusieurs enseignes requérant moins d'espace? Toutes les options sont possibles, nous dit-on. Le bras immobilier de la Caisse de dépôt et placement n'a pas voulu préciser combien il a déboursé pour reprendre possession des locaux.

Claude Sirois explique cette décision d'affaires en rappelant que l'esprit originel des Ailes de la Mode n'existe plus. Les grands magasins haut de gamme imaginés par Paul Delage Roberge ont fait place à des concepts à bas prix remplis de pancartes jaunes attirant l'attention sur les aubaines. «C'est un détaillant qui devait apporter beaucoup à nos centres. Ce n'est plus le même niveau d'achalandage et de ventes. Comme propriétaire immobilier responsable, on peut faire mieux avec de nouveaux détaillants.»

C'est aussi une question d'image. D'ailleurs, on se rappellera que le propriétaire du Carrefour Laval, Cadillac Fairview, était tellement irrité en 2007 par ce changement de personnalité des Ailes qu'il a engagé une poursuite pour  évincer la bannière.

Le Centre Eaton sera rebaptisé

La fermeture prochaine du magasin Les Ailes du centre-ville, qui loge dans l'ancien magasin Eaton, ne sera pas sans conséquence sur le Complexe Les Ailes et le Centre Eaton. Les deux centres vont fusionner, et l'endroit aura droit à une nouvelle identité, a-t-on aussi appris.

«Pour le choix du nom, on fait preuve de prudence. On veut faire la bonne chose. On veut sonder nos consommateurs pour choisir la bonne raison sociale», raconte Claude Sirois.

Le dirigeant, qui n'a pas voulu préciser son échéancier, fait valoir que le nom Eaton n'évoque pas de souvenirs chez les plus jeunes. Le détaillant avait fait faillite en 1999. Quant au Complexe Les Ailes, son changement de nom va de soi.

«Pour le moment, le look and feel des deux centres est différent. Après le départ des Ailes, on va s'assurer d'offrir une expérience plus uniforme», poursuit Claude Sirois.

Âgé de 24 ans, le Centre Eaton est le centre commercial le plus achalandé du Québec avec 26 millions de visiteurs par année. Lors de son inauguration en novembre 1990 (il a remplacé les Terrasses), il était la propriété de York-Hannover Developments. La Presse avait alors rapporté que les nouveaux locataires ne s'y précipitaient pas. «Le Centre Eaton, malgré un retard d'un an et demi, n'a loué que les deux tiers de son espace [130 magasins par rapport à un objectif de 200].»

Opération adaptation

Les détaillants ne sont pas les seuls à devoir s'adapter à la popularité des achats en ligne et des médias sociaux. Les centres commerciaux aussi.

C'est pourquoi Ivanhoé Cambridge travaille à la création d'un centre d'excellence numérique. Le vice-président marketing numérique qui en aura la responsabilité devra concevoir «des stratégies numériques et multicanales».

Le titulaire devra en outre «proposer de nouveaux produits destinés aux locataires, ce qui inclut des initiatives pouvant s'avérer sources de revenus», indique l'offre d'emploi.

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