Baisse du huard: les prix de détail ne bougeront pas

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Photo Patrice Laroche, Le Soleil

À la SAQ, «il faut une variation d'au moins 3% du dollar pour qu'on contacte les fournisseurs et qu'on négocie les prix», explique le porte-parole Renaud Dugas, précisant que moins de 2% des produits sont achetés en dollar américain.

Les consommateurs ne doivent pas craindre une hausse des prix dans les magasins parce que le huard a perdu quelques plumes par rapport à la devise américaine. Du moins, pas cette année, affirment les experts.

Le coût des produits vendus aujourd'hui a été déterminé, dans la majorité des cas, il y a plusieurs mois. «Les détaillants ont déjà fait leurs achats pour Noël. Les commandes se passent au moins six ou huit mois d'avance», indique Léopold Turgeon, PDG du Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

«Étant donné la forte concurrence dans le marché de détail, provenant soit des nouveaux concurrents américains, soit des détaillants internationaux en ligne, les détaillants vont essayer de réduire leurs coûts avant d'augmenter leur prix», poursuit Daniel Baer, associé et leader national des services au secteur du commerce de détail d'EY.

Associée spécialisée en vente au détail chez Richter, Marie-Claude Frigon abonde dans le même sens. Elle souligne que la compétition est particulièrement féroce dans le secteur du vêtement, où les détaillants font très attention avant de hausser leurs prix pour ne pas perdre de parts de marché. En fait, les consommateurs auront plutôt droit à des baisses de prix au cours des prochains mois, fait-elle remarquer, puisque «nous approchons de la période de liquidation des biens de la saison estivale pour faire place à la saison d'automne».

À la SAQ, «il faut une variation d'au moins 3% du dollar pour qu'on contacte les fournisseurs et qu'on négocie les prix», explique le porte-parole Renaud Dugas, précisant que moins de 2% des produits sont achetés en dollar américain. La prochaine plage d'ajustement des prix étant prévue pour la fin août, la société d'État n'a pas encore déterminé si elle devra négocier. Bref, les prix de vos vins préférés ne pourront pas bouger avant un certain temps.

De son côté, la chaîne de magasins Le Château ne prévoit pas changer ses prix étant donné qu'elle utilise des contrats à terme pour se protéger contre les fluctuations de devise. Une stratégie répandue dans l'industrie.

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