Ethan Allen arrive au Québec

Si Ethan Allen bénéficie d'une notoriété élevée aux... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Photo Robert Skinner, La Presse

Si Ethan Allen bénéficie d'une notoriété élevée aux États-Unis, la marque est plutôt inconnue au Québec. «On a pensé aller en banlieue, dit Farooq Kathwari, PDG d'Ethan Allen. C'est le cas aux États-Unis dans plusieurs marchés. Mais on a déduit que ce serait important d'être dans un emplacement névralgique pour bâtir notre marque.»

La chaîne américaine de design et de meubles Ethan Allen, établie au Connecticut, ouvre aujourd'hui ses portes aux Cours Mont-Royal, à Montréal.

«Nous voulions un magasin au Québec depuis longtemps, mais nous devions être prêts, dit Farooq Kathwari, PDG d'Ethan Allen. Ouvrir un magasin à Montréal représente un défi bien différent de Toronto. Il fallait adopter une attitude internationale pour le faire. Ici, les consommateurs ont une ouverture plus grande sur le design et nous devions savoir communiquer en français.»

Quinze employés, dont sept designers, serviront les clients dans un magasin de 9875 pieds carrés. Cette ouverture, qui a nécessité un investissement de plus de 2 millions de dollars, survient sept jours avant l'implantation de la chaîne de «luxe abordable» en Europe, précisément à Bruxelles, en Belgique, un autre marché bilingue. «Dans le passé, nous ouvrions des magasins d'environ 20 000 pieds carrés, note Arne Borrey, vice-président, développement des affaires internationales, d'Ethan Allen. Mais avec le développement des technologies, le consommateur n'a pas besoin de tout voir sur place. Les cinq derniers magasins ouverts (notamment à Miami, Las Vegas et Bellevue) sont plus petits.»

«Nous voulons proposer aux clients une expérience multi-plateforme, poursuit Arne Borrey. Le pourcentage des ventes internet est en ce moment assez faible, car les consommateurs sentent le besoin de recourir aux services de nos designers, entre autres. Mais internet reste un outil d'information et qui attire les gens chez nous.»

Si Ethan Allen bénéficie d'une notoriété élevée aux États-Unis, la marque est plutôt inconnue au Québec. «On a pensé aller en banlieue [NDLR: tel un Crate & Barrel], dit Farooq Kathwari. C'est le cas aux États-Unis dans plusieurs marchés. Mais on a déduit que ce serait important d'être dans un emplacement névralgique pour bâtir notre marque.»

«Pour nous implanter au Québec, il a par ailleurs fallu adapter notre offre, car on a vite vu que les Québécois préfèrent le style moderne-classique, ajoute Arne Borrey. Normalement, on consacre 15% de l'espace en magasin à ce style, mais ici, le pourcentage monte à 35%.»

Dès janvier, une campagne publicitaire et de marketing direct annoncera la présence d'Ethan Allen au centre-ville de Montréal.

L'ouverture québécoise - 10e magasin au Canada - arrive alors que la chaîne se relève. La récession a heurté durement l'entreprise. Avant 2009, les ventes globales d'Ethan Allen augmentaient de 5 à 10% par année. Puis, elles ont chuté de 40% en deux ans. «Quand au bénéfice, il est passé de 10 millions à zéro! affirme Farooq Kathwari. Ce fut un choc! Depuis, les ventes ont augmenté de 24% et les profits en 2011 se sont établis à 50 millions.»

C'est que dans la foulée, la direction a revu 60% de ses produits, comparativement à 5 à 8% les années précédentes. «La récession nous a donné l'occasion de revoir toutes nos opérations, résume Farooq Kathwari. On a fait plus de changements en 4 ans qu'en 15. Les temps difficiles deviennent une occasion de faire mieux! Nous sommes plus forts aujourd'hui.»

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