Leon et Brick: accueil favorable des fabricants de meubles

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Terry Leon, PDG de Meubles Léon, et Vi Konkle, présidente et chef de la direction de Brick.

Hier matin, le PDG de l'Association des fabricants de meubles du Québec a joint quelques fabricants membres pour savoir comment ils réagissaient à la nouvelle de l'acquisition de Brick (T.BRK) par Meubles Léon (T.LNF). «Ils voient ça plutôt d'un bon oeil, affirme Jean-François Michaud. Car Léon a une bonne politique d'achat national, ce qui était moins évident chez Brick. Qui plus est, ça crée un joueur canadien fort pour contrebalancer la puissance américaine installée au pays.»

L'offre d'achat laisse entendre que les bureaux des achats seraient fusionnés. «C'est donc d'autant plus important de faire des affaires avec Léon», ajoute Jean-François Michaud.

Meubles Léon, détaillant de Toronto, achèterait Brick, détaillant d'Edmonton, pour 700 millions de dollars. «Combiner nos équipes va accroître notre pouvoir d'achat, renforcer notre réseau de distribution national et offrir davantage de possibilités d'achats en ligne», a fait valoir le PDG Terry Leon, dimanche.

Les consommateurs épargnés

Cette acquisition est-elle cependant une mauvaise nouvelle pour les consommateurs? «Non, car la concurrence est très forte, répond JoAnne Labrecque, professeure agrégée, marketing, de HEC Montréal. Avant, ç'aurait été une mauvaise nouvelle. Là, Léon va concurrencer des Target, qui arrivent au pays en 2013, et des Walmart qui offrent aussi de l'ameublement et des électroménagers à bas prix.»

Le consommateur «est roi et on n'a jamais si bien dit, ajoute JoAnne Labrecque. Comme les ventes sur l'internet progressent, il a accès à l'information instantanément. Du bout des doigts, il se branche et peut facilement comparer les prix».

Les acquéreurs ont l'intention de conserver les deux bannières. Mais dans une période encore marquée par l'incertitude économique, l'achat de Brick va permettre à Léon une rationalisation dans certains services, à court terme, comme ceux du marketing et des ressources humaines. «Quand il y a un changement, il y a rapidement un impact surtout sur les postes de la haute direction, note Patricia Lapierre, directrice générale de Détail Québec. Tandis que sur le plan des employés en magasin, tant que le nombre de points de vente est maintenu, il n'y a pas d'impact.»

N'empêche, l'annonce de cette acquisition arrive au moment où les consommateurs québécois hésitent encore à faire des achats importants. Dix-neuf pour cent d'entre eux prévoient effectivement acheter meubles, automobiles et autres ordinateurs au cours des prochains mois, selon une étude de Groupe Altus, réalisée pour le compte du Conseil québécois du commerce de détail. C'est 1% de moins qu'à l'automne 2011, et ce, même si un nombre grandissant de Québécois estiment que le climat économique est plus favorable pour faire des achats importants. «Le secteur des détaillants de meubles a été très touché par la récession de 2008, note JoAnne Labrecque. Le consommateur a donc été plus prudent depuis. Cette fusion va faire souffler les deux entreprises.»

Des concurrents comme Brault&Martineau devraient-ils craindre cette acquisition? «Acteur important, Brault&Martineau a toujours été assez défensif et offensif, dit JoAnne Labrecque. L'entreprise va rester dynamique, alerte et flexible. Elle n'a pas le choix.»

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