Plein air: la concurrence s'intensifie à Montréal

Le nouveau magasin MEC est différent des 15... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Photo Martin Chamberland, La Presse

Le nouveau magasin MEC est différent des 15 autres implantés au Canada. La direction lui a accolé le titre de «boutique urbaine». D'abord, il fait 5000 pieds carrés, et non 25 000. On a remisé la couleur verte, tant à l'intérieur que sur sa façade, rue Saint-Denis. Et il dévoile essentiellement des vêtements colorés et tendance.

(Montréal) La concurrence dans le secteur des magasins liés aux activités de plein air et de loisirs sportifs monte d'un cran en pleine ville de Montréal.

Aux La Cordée, Lolë, Le Yéti et autres Boutique Courir s'ajoute un Mountain Equipment Co-op (MEC) dans le Plateau Mont-Royal. C'est le quatrième au Québec de l'entreprise qui a vu le jour il y a 41 ans.

Mais le magasin, qui ouvre ses portes samedi, est différent des 15 autres implantés au Canada. La direction lui a accolé le titre de «boutique urbaine». D'abord, il fait 5000 pieds carrés, et non 25 000. On a remisé la couleur verte, tant à l'intérieur que sur sa façade, rue Saint-Denis. Et il dévoile essentiellement des vêtements colorés et tendance. «On veut être la référence tant pour ceux qui pratiquent le plein air traditionnel que des activités en ville, dit François Xavier Delemotte, directeur marketing, Québec, de MEC. On veut s'adresser à tous ceux qui sont actifs. Aujourd'hui, nos membres s'adonnent à des activités proches de chez eux. Ils font du yoga, de la course à pied et du vélo davantage pour le plaisir et le dépassement de soi que pour la compétition. Et, en ville, ils ont besoin de matériel plus beau. Ils n'ont plus le goût d'être habillés comme des sacs kaki ou bleu marine!»

L'ouverture de ce magasin, le premier à s'appeler simplement MEC, a nécessité un investissement «de moins d'un million de dollars». La direction garde pour elle ses projections de ventes, mais rappelle que celles du magasin du Marché central frôlent les 20 millions de dollars et celles de Toronto et Vancouver, les 35 millions. «Nos ventes ont toujours évolué, mais la courbe de croissance du marché du plein air traditionnel a ralenti», note François-Xavier Delemotte.

MEC se défend de sauter indûment sur le terrain des concurrents. «On a lancé le mandat pour trouver un emplacement en janvier 2011, dit Patrick Tremblay, directeur général de l'exploitation, Est du Canada, de MEC. On ne s'attendait pas à avoir un local avant deux ans. Cet emplacement est fantastique. Cela dit, la concurrence fait partie du commerce de détail. C'est bon pour le consommateur.»

Tout le marché du plein air est en croissance, soutiennent tant MEC que le concurrent, La Cordée, au chiffre d'affaires de 33 millions de dollars. «Et si on avait eu un bel hiver, la croissance aurait été plus marquée!», dit Yves Robert, directeur, marketing et achats, de La Cordée qui note toutefois une forte progression dans les articles de course à pied.

N'empêche, MEC se tourne plus que jamais vers les adeptes de course à pied, de vélo et de yoga. «Ce printemps, nous avons lancé 1400 produits, mentionne François-Xavier Delemotte. C'est notre plus gros lancement en 41 ans. Et 40% de nos produits portent la marque MEC. Il y a cinq ans, on n'aurait pas vu ça. On a aussi augmenté le pourcentage de marques plein air qui ont une esthétique forte (Patagonia, Prana, Castelli).»

Pour les clients qui rechercheront des articles qui ne se trouvent pas en magasin, comme des tentes, il sera possible de consulter le catalogue sur iPad avec un vendeur et de faire livrer rue Saint-Denis en une heure. Par ailleurs, comme d'autres le proposent, le nouveau MEC va offrir des ateliers, conférences et diverses activités. «Cette boutique est vraiment un laboratoire», dit François-Xavier Delemotte.

«On s'ajuste, dit aussi Yves Robert. Ces dernières années, des sports ont pris de l'importance dans nos magasins. Aujourd'hui, on se stationne près d'une vague, on surfe et on retourne se coucher à la maison! Le vélo, la course en ville et l'escalade intérieure se sont aussi développés beaucoup et leurs amateurs s'équipent plus sérieusement. Mais on ne délaisse pas les sports de plein air traditionnel.»

«La chaussure d'entraînement est le segment le plus en augmentation chez nous, souligne aussi Richard Viger, directeur du marketing de Sail qui pourrait avoir un magasin à Montréal en 2014. Il reste que nos huit magasins sont diversifiés. Les secteurs du camping et de la chasse et de la pêche sont stables, mais le kayak et les sports nautiques sont en croissance.»

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