Couche-Tard a obtenu 78% des actions de Statoil

Le PDG de Couche-Tard, Alain Bouchard.... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

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Le PDG de Couche-Tard, Alain Bouchard.

André Dubuc
André Dubuc
La Presse

(Montréal) Alimentation Couche-Tard (T.ATD.B) a indiqué hier que 77,7% des actionnaires de Statoil Fuel & Retail (SFR) ont accepté son offre d'achat, évaluée à 2,7 milliards de dollars.

Il y a trois semaines, 66,7% des actionnaires de SFR appuyaient l'offre.

À la demande de la Bourse d'Oslo, Couche-Tard a publié hier un complément d'information visant à clarifier son communiqué de lundi dans lequel la société indiquait que des actionnaires clés, sans les nommer, avaient déposé leurs actions incluant un actionnaire détenant 3,44% des actions en circulation de SFR. Couche-Tard a agi de la sorte pour préserver l'identité de l'actionnaire, a expliqué hier la chaîne de dépanneurs.

Dans une mise à jour publiée hier, l'analyste de BMO Marchés des capitaux, Peter Sklar, répète que l'acquisition de Statoil se compliquerait en quelque sorte pour Couche-Tard si celle-ci échouait à amasser 90% des actions de SFR le 20 juin. Avec 90% et plus des actions, il est possible, dans certains États, de forcer le dépôt des actions restantes et de procéder à la privatisation de la société acquise. C'est ce que semblent prévoir les règles de la Bourse norvégienne.

«Dans un scénario où une minorité d'importance refuse de déposer leurs actions, Couche-Tard ne pourra pas disposer des flux de trésorerie à sa guise, à l'exception des dividendes. Un tel scénario pourrait avoir des incidences sur le financement de la transaction, écrit-il. On peut penser que Couche-Tard a songé à utiliser une partie des flux de trésorerie de SFR pour financer une partie de la dette servant à l'acquisition.»

Le détaillant québécois s'est dit «très confiant» hier que les actionnaires de SFR qui n'ont pas encore déposé leurs actions le fassent d'ici le 20 juin. Couche-Tard prévoit régler l'acquisition de ces titres le 25 juin.

Pas d'offre bonifiée

Couche-Tard a dit ne pas comprendre pourquoi l'action du détaillant norvégien continue de se négocier à un prix supérieur à celui de son offre, laquelle est de 51,20 couronnes par action. L'entreprise lavalloise a une fois de plus affirmé qu'elle n'avait pas l'intention de bonifier son offre.

La semaine dernière, Couche-Tard a abandonné son objectif d'obtenir l'appui de 90% des actionnaires de SFR, qui faisait partie intégrante de la transaction annoncée à la mi-avril.

Hier, l'action de Couche-Tard s'échangeait à 41,16 $ en fin de journée, en hausse d'un cent, à la Bourse de Toronto.

M. Sklar a une recommandation de performance de secteur à propos de l'action de Couche-Tard et un prix cible de 42$ d'ici 12 mois.

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