Couche-Tard: 40 millions pour Alain Bouchard et deux actionnaires

En bourse

T.ATD.B
Alain Bouchard... (Photo Olivier Pontbriand, collaboration spéciale)

Agrandir

Photo Olivier Pontbriand, collaboration spéciale

Alain Bouchard

Alain Bouchard et deux actionnaires importants d'Alimentation Couche-Tard (T.ATD.B) s'apprêtent à vendre 1,83 million d'actions de la chaîne de dépanneurs de Laval après l'exercice d'options d'achat d'actions qui arrivent bientôt à échéance.

Alain Bouchard, président et chef de la direction de la chaîne de dépanneurs, Réal Plourde, président du conseil, et Richard Fortin, administrateur, ont annoncé le 18 janvier leur intention de vendre prochainement 1,83 million d'actions de catégorie B, avec un droit de vote.

Selon Peter Sklar, analyste chez BMO Marchés des capitaux, il s'agit d'options d'achat de vente d'actions émises il y a 10 ans arrivant à échéance en mars de cette année qui sont à l'origine de ces ventes d'initiés. Le prix d'exercice de ces options s'établit à 7,36$. En soustrayant le prix d'achat des actions au prix de vente estimé à 29,29$, on arrive à la somme de 40,1 millions.

En clair, Alain Bouchard vendra 630 000 actions pour un profit brut approximatif de 13,8 millions, Réal Plourde 700 000 actions pour 15,4 millions et Richard Fortin, un demi-million d'actions pour 11 millions.

L'analyste de BMO note que M. Bouchard a choisi de se départir de 630 000 actions sur les 1,6 million auquel il a droit en exerçant ses options d'achat.

Dans le cas de M. Bouchard, explique Raymond Paré, chef des opérations financières d'Alimentation Couche-Tard, les 13,8 millions servent essentiellement à payer le coût d'acquisition des actions (1,6 million d'actions à 7,36$ chacune) de même qu'à couvrir la facture fiscale liée à l'exercice de ses options. «L'exercice d'une option d'achat d'action («in the money») déclenche un gain en capital immédiatement imposable», explique M. Paré. Le même raisonnement s'applique pour MM. Fortin et Plourde, tous deux à leur retraite.

Joint au téléphone, le fondateur du Mouvement d'éducation et et défense des actionnaires (MEDAC), Yves Michaud, a jugé indécentes les sommes encaissées par les trois hommes à la suite de l'exercice de leurs options.

Partager

publicité

publicité

publicité

publicité

publicité

image title
Fermer