Flaherty satisfait des stratégies adoptées par le G20

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Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, lors du G20.

Paola Loriggio
La Presse Canadienne
Moscou

Les dirigeants des 20 plus importantes économies de la planète ont réalisé des progrès au chapitre de l'équilibre fiscal et de la croissance économique, estime le ministre des Finances, Jim Flaherty.

M. Flaherty s'est dit heureux de voir le G-20 promettre d'adopter «une stratégie fiscale à moyen terme crédible», demeurant ainsi fidèle à ses engagements passés, d'ici la prochaine réunion du groupe, en septembre.

«Les débats ont trop souvent mené à une fausse dichotomie entre la discipline fiscale et un programme en faveur de la croissance. Ce qui compte vraiment, c'est d'atteindre le bon équilibre», a-t-il dit au cours d'une conférence de presse au terme de la rencontre de deux jours qui s'est déroulée à Moscou.

Le ministre a souligné que des efforts permanents étaient nécessaires afin de stabiliser l'économie mondiale. «L'incertitude générale et la fragilité économique de l'Europe et des États-Unis demeurent des défis pour tous. Nous devons respecter nos engagements précédents afin d'assurer une forte reprise et de renforcer le système financier international et ses règles.»

La réunion s'est déroulée alors que circulaient des rumeurs et des spéculations au sujet d'une «guerre des devises» qui verrait certains pays dévaluer leur devise afin d'avantager leurs exportations au détriment de celles d'autres États.

Les dirigeants du G-20 ont publié un communiqué commun dans lequel ils promettent de «s'abstenir de mener des dévaluations concurrentielles (et) de résister au protectionnisme sous toutes ses formes et de maintenir l'ouverture des marchés».

Si trop de pays tentent de déprécier leurs devises, cela risque de nuire à la reprise économique mondiale, a averti les dirigeants du G-7, vendredi. Plus tôt cette semaine, le gouverneur de la Banque du Canada et futur gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a averti les parlementaires canadiens que le pays pourrait pâtir d'une guerre des monnaies.

La politique monétaire japonaise, par exemple, a irrité certains pays. Le yen a dégringolé à son niveau le plus bas depuis 21 mois face au dollar américain et atteint son niveau le plus bas depuis trois ans face à l'euro. Le Japon, la troisième plus importante puissance économique mondiale, est accusé de déprécier sa monnaie afin de stimuler sa croissance.

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