Les Canadiens paient toujours plus cher malgré la parité

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Dans un rapport rendu public hier, le comité sénatorial recommande ainsi que le ministre des Finances effectue un examen exhaustif des droits de douane imposés par le Canada aux produits importés de manière à réduire la facture des Canadiens, tout en évitant de nuire aux fabricants du pays.

(OTTAWA) Comment une voiture peut-elle coûter plus cher au Canada qu'aux États-Unis, même si les devises des deux pays sont maintenant à parité? Et pourquoi des patins, des livres ou des jeans sont-ils souvent meilleur marché au sud de la frontière, ce qui pousse les Canadiens à y faire leurs achats - que ce soit par internet ou en personne?

Le comité du Sénat du Canada sur les finances nationales a tenté de répondre à ces questions au cours de la dernière année. Et s'il n'a pas réussi à tout expliquer, il en arrive néanmoins avec certaines pistes de solutions.

Dans un rapport rendu public hier, le comité sénatorial recommande ainsi que le ministre des Finances effectue un examen exhaustif des droits de douane imposés par le Canada aux produits importés de manière à réduire la facture des Canadiens, tout en évitant de nuire aux fabricants du pays.

L'existence de ces tarifs douaniers n'est pas le seul facteur évoqué pour expliquer la situation dans le rapport: les frais de transport, la taille des deux marchés, les normes de sécurité imposées sur divers produits de consommation ont tous été examinés.

Mais «le comité ne peut pas offrir d'explication aussi définitive qu'il aurait aimé pour les différences de prix entre le Canada et les États-Unis», ont conclu les sénateurs.

Malgré tout, «presque tous les [...] témoins qui ont comparu devant le comité étaient d'avis que les différences entre les droits de douane canadiens et américains entraînent des écarts de prix entre les deux pays», peut-on lire dans le rapport.

Et «les consommateurs canadiens se sentent arnaqués», a-t-on ajouté.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a rappelé lors d'un point de presse qu'il avait lui-même commandé cette étude du comité du sénat. Et il s'est montré ouvert, «en principe», à étudier la question à nouveau.

«Nous avons l'intention d'étudier minutieusement le rapport, a-t-il dit. Nous avons examiné la question des tarifs dans le passé, notamment tout ce qui touche les biens de consommation, afin de voir si nous pouvions en éliminer certains tarifs.»

Mais il y a un hic: le rapport note que ces tarifs douaniers avaient rapporté des revenus considérables de 3,6 milliards de dollars pour le Trésor canadien en 2010-2011. «Les tarifs sont une source de revenus et en tant que ministre des Finances, j'ai des inquiétudes concernant les sources de revenus, a convenu M. Flaherty. Mais en principe, nous aimerions éliminer les tarifs à l'avenir.»

Le NPD l'a encouragé à agir en ce sens. «De toute évidence, les Canadiens se sentent floués, a noté le député ontarien Glenn Thibault. Et en fin de compte, cette situation nuit à l'économie, tandis qu'on voit de plus en plus de gens traverser la frontière pour acheter leurs produits.»

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