Les employés de Chrysler entérinent l'entente de principe

L'usine Chrysler de Brampton, en Ontario.... (Photo: PC)

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L'usine Chrysler de Brampton, en Ontario.

La Presse Canadienne
Toronto

Les employés syndiqués de Chrysler en Ontario ont accepté un nouveau contrat de travail dimanche, concrétisant la réussite des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) à conclure de nouvelles ententes avec les trois géants nord-américains de l'automobile.

Les employés des usines Chrysler ont entériné l'entente de principe conclue la semaine dernière dans une proportion de 90 pour cent.

En milieu de soirée dimanche, on ignorait encore combien d'employés, parmi les 8000 oeuvrant dans les usines de Chrysler à Toronto, Brampton et Windsor, s'étaient prévalus de leur droit de vote.

La nouvelle convention collective a été élaborée à partir des contrats acceptés par les TCA représentant les travailleurs des usines de Ford et de General Motors. Ces ententes avaient été entérinées dans des proportions de 82 et 73 pour cent, respectivement.

La convention collective, d'une durée de quatre ans, inclut des paiements forfaitaires et des clauses liées à la sécurité d'emploi.

Par ailleurs, le nouveau contrat de travail accordera des salaires inférieurs aux nouveaux employés et prolongera la période de temps requise pour atteindre le niveau supérieur de l'échelle salariale.

Chrysler est le dernier des trois géants nord-américains de l'automobile à conclure une entente avec ses ouvriers.

Selon Ken Lewenza, président des TCA, la ratification de ces trois contrats de travail permettra dorénavant au syndicat de concentrer ses efforts vers la création d'une politique nationale de l'automobile au Canada.

«Au moment d'amorcer ces discussions, notre objectif était de permettre à notre industrie de croître et de réussir, et nous avons obtenu autant que nous le pouvions à cet égard», a déclaré M. Lewenza, dans un communiqué émis dimanche soir.

«Mais sans une stratégie de développement élaborée, l'avenir du secteur de la fabrication de l'automobile au Canada demeure incertain, au mieux», a-t-il aussitôt avisé.

M. Lewenza est d'avis qu'une politique nationale de l'automobile pourrait jeter les bases d'une compétitivité durable, et il a ajouté que le syndicat renouvellerait ses efforts afin d'obtenir l'appui du fédéral dans ce dossier.

La proposition des TCA en vue d'instaurer une politique nationale inclut le développement d'une politique d'investissement dans le secteur de l'automobile, la mise sur pied d'une industrie «verte» et d'une stratégie permettant d'accroître l'achat de véhicules fabriqués au Canada.

Les TCA représentent 21 000 travailleurs parmi les trois géants de l'automobile.

Brad Duguid, ministre provincial du Développement économique et de l'Innovation, a rendu hommage aux TCA et aux trois compagnies automobiles.

«Ces pourparlers se sont tenus dans un contexte économique difficile, et leur désir collectif d'en venir à une entente acceptable témoigne de leur engagement à faire en sorte que l'Ontario demeure le plus important fabricant de voitures en Amérique du Nord parmi ses juridictions infranationales», a-t-il déclaré dans un communiqué.

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