Dollar à parité: Flaherty parle d'un «nouveau monde» à Washington

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Jim Flaherty

Le dollar canadien continuera à avoisiner la parité avec la devise américaine pour un certain temps, ce qui est mérité en raison de la vigueur de l'économie canadienne, estime le ministre des Finances, Jim Flaherty.

C'est un «nouveau monde», a déclaré M. Flaherty à des journalistes, après avoir prononcé à Washington une allocution sur le contrôle de la dette lors d'un forum organisé par un groupe de réflexion au Woodrow Wilson Center for International Scholars.

Selon le ministre, l'appréciation du dollar canadien est le reflet de la bonne santé des finances publiques au Canada. M. Flaherty a ajouté que selon les indicateurs actuels, il serait déraisonnable de s'attendre à ce que le dollar canadien renoue avec l'époque où il était fortement dévalué par rapport au dollar américain.

Le dollar canadien a atteint mercredi son plus haut niveau en deux ans et demi, s'échangeant un moment à 101,54 cents US. Il a finalement clôturé à 101,33 cents US.

Le huard se maintient à parité, ou près de la parité, avec le billet vert depuis plusieurs semaines, une situation qui cause des maux de tête aux exportateurs canadiens qui se font payer en dollars américains.

Voilà pourquoi Ottawa offre une main secourable aux exportateurs et aux fabricants, notamment sous la forme d'une baisse des impôts aux entreprises et d'une réduction des tarifs, a dit le ministre. M. Flaherty a également indiqué que le Canada mettrait en place des normes financières bien avant l'échéancier imposé par le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire.

Ces nouvelles réglementations, appelées «Bâle III», devraient être en place d'ici 2019. Jim Flaherty soutient cependant qu'elles seront mises en place au Canada bien avant cette date.

Les nouvelles règles financières obligeraient les banques à se préparer à une nouvelle récession en mettant de côté davantage d'argent et d'actifs pouvant facilement être vendus. Ces règles visent à éviter que les contribuables ne soient obligés d'ouvrir leur chéquier lorsque des institutions financières font faillite.

«Mettre rapidement en place les normes de Bâle III est un avantage pour notre système financier», a déclaré M. Flaherty. «Cela crée un plus important sentiment de confiance dans le milieu des affaires. Cela crée davantage de confiance à l'extérieur du pays pour des investissements directs au Canada.»

 

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