Le Canada doit aider à créer des sociétés internationales, dit CAE
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Ross Marowits
La Presse Canadienne
Montréal
Les mécanismes appropriés doivent être mis en place pour permettre aux entreprises de concurrencer, de pénétrer des marchés et de garder leur siège social au Canada, a indiqué cette semaine, lors d'un entretien avec La Presse Canadienne, ce dirigeant respecté du monde des affaires et ancien fonctionnaire. «Pour pouvoir maintenir notre propre souveraineté, il est important que nous ayons quelques sociétés de ce genre en mesure de concurrencer à l'échelle internationale», a-t-il affirmé.
Le 30 septembre, Robert Brown quittera CAE après avoir passé cinq ans à sa tête. Sous sa direction, la firme montréalaise est parvenue à diversifier ses activités en tant que leader mondial dans le domaine des simulateurs de vol en renforçant ses services de formation de pilotes et en étendant sa présence dans le secteur militaire.
Le chef de CAE a récemment dirigé un groupe d'experts nommés par le Conseil des académies canadiennes qui s'est penché sur l'innovation au sein d'entreprises canadiennes. En avril, ce groupe, composé de 18 experts du monde des affaires, du marché du travail et d'universités, a conclu qu'une carence dans l'innovation était à l'origine du retard qu'accuse le Canada en matière de productivité.
M. Brown s'est dit d'avis que l'innovation devait être valorisée, plus particulièrement à l'intérieur de secteurs d'activités canadiens qui jouissent d'un avantage comparatif.
Selon lui, l'essentiel de l'impulsion pour y parvenir devrait provenir du secteur privé, mais il estime tout de même que les gouvernements pouvaient contribuer, notamment avec des analyses de secteur, des appuis directs, des modifications au régime fiscal, de la réglementation et de l'approvisionnement indirect.
Robert Brown affirme que les secteurs des ressources naturelles, de l'énergie, des produits de base, de la pharmaceutique, de l'aérospatiale et des pièces pour véhicules automobiles jouissent d'un avantage comparatif.
Le Canada ne peut pas tout simplement laisser les événements aller, a-t-il précisé, pendant que d'autres pays disposent de stratégies très claires pour contribuer au succès de leurs entreprises.
«Nous pouvons choisir de faire quelque chose, ou de ne rien faire, mais il devrait au moins y avoir un débat», a-t-il lancé.
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