Investissement de 492 millions à l'usine Honda en Ontario

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Cet investissement va permettre d'adapter les chaînes d'assemblage pour la production de la nouvelle génération des véhicules Civic et CRV.

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Agence France-Presse
Montréal

Le groupe automobile japonais Honda, soutenu par le gouvernement canadien et celui de la province de l'Ontario, va investir 492 millions de dollars canadiens dans ses installations d'Alliston, au nord de Toronto, a annoncé lundi le ministre du Développement économique Navdeep Bains.

De cette somme, les gouvernements du Canada et de l'Ontario contribueront chacun 41,8 millions de dollars sur trois ans.

Cet investissement va permettre d'adapter les chaînes d'assemblage pour la production de la nouvelle génération des véhicules Civic et CRV. Un nouvel atelier de peinture va également être construit pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, a déclaré le PDG de la filiale Honda Canada, Jerry Chenkin.

Ces améliorations vont permettre de préserver 4000 emplois aux installations de Honda, où 385 000 véhicules ont été assemblés l'an dernier, et devraient «contribuer à ancrer plus profondément la présence de Honda au Canada», a indiqué le gouvernement du Canada dans un communiqué.

Cette annonce survient alors que le président élu des Etats-Unis, Donald Trump, fait pression sur les groupes automobiles présents sur le sol américain pour qu'ils cessent leurs délocalisations vers le Mexique, où de nombreuses usines ont été ouvertes grâce à l'accord de libre-échange nord-américain (Aléna).

Pour l'instant, Donald Trump a épargné les investissements des constructeurs au Canada, où les coûts de la main-d'oeuvre sont semblables à ceux des Etats-Unis. Les constructeurs installés au Canada ont aussi délocalisé des usines vers le Mexique grâce à l'Aléna.

Le ministre du développement économique de l'Ontario, Brad Duguid, a reconnu lundi que M. Trump représentait «un risque potentiel» pour l'industrie automobile canadienne.

Il s'est cependant dit convaincu que le président élu ne ferait rien qui entraverait la complexe chaîne d'approvisionnement transfrontalière de l'industrie, qui lie plusieurs usines de l'Ontario à celles du Michigan et de l'Ohio, deux Etats qui ont voté pour M. Trump.

Les trois grands constructeurs automobiles américains se sont engagés à investir 1,5 milliard de dollars canadiens dans leurs usines en Ontario lors du renouvellement des conventions collectives de leurs employés l'automne dernier.

Le milliardaire républicain a promis de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain.

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